Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a estimé que son gouvernement était en train de concrétiser et d'appliquer le paquet de dix-sept réformes agréées avec la Commission européenne en septembre (EUROPE 13024/9) et destinées à lever les craintes en matière de respect d'État de droit en Hongrie et à protéger le budget de l'Union européenne, jeudi 24 novembre, à l'issue du sommet du groupe de Visegrád à Košice (Slovaquie).
« Nous avons accompli tout ce à quoi nous étions engagés », a-t-il assuré, s'attendant à ce que le Collège des commissaires européens le reconnaisse mercredi 30 novembre et lève la proposition de sanctions financières visant son pays.
Le même jour, le Parlement européen a demandé, au contraire, à la Commission de maintenir les sanctions tant que la Hongrie n'aura pas démontré qu'elle respecte ses engagements et se conforme à la jurisprudence européenne en matière d'État de droit.
« L'argent ne doit pas être versé tant que la Hongrie n'a pas pris les mesures nécessaires pour protéger les fonds européens et rectifier les violations de l'État de droit », a indiqué le Finlandais Petri Sarvamaa, porte-parole du groupe PPE à la commission du contrôle budgétaire. (Mathieu Bion et Lionel Changeur)