Le Conseil européen a condamné, lundi 24 mai, les activités « illégales, provocatrices et perturbatrices » de la Russie contre l'Union européenne, ses États membres et au-delà.
Ces dernières semaines, la tension est montée d’un cran avec des mouvements importants de troupes russes à la frontière ukrainienne et les allégations de la participation russe dans l’explosion de dépôts en République tchèque et en Bulgarie en 2014. Prague avait alors expulsé de nombreux diplomates russes.
Dans les conclusions qu'ils ont adoptées à l'issue d'un débat « approfondi, utile », selon le président du Conseil européen, Charles Michel, les dirigeants européens réaffirment l'unité et la solidarité de l'UE face à de telles activités ainsi que leur soutien aux partenaires orientaux. Ils appuient également la réponse de Prague aux activités russes.
Et, si le Conseil européen prévient qu'il continuera sa coordination avec ses partenaires internationaux partageant la même position vis-à-vis de Moscou, selon le Premier ministre belge, Alexander de Croo, l'Europe doit développer une vision indépendante de celle des États-Unis. L'UE doit développer « une stratégie qui soit proactive et non pas réactive par rapport à des actions de la Russie », a-t-il ajouté, estimant aussi que les différences de points de vue entre les États membres sur ce dossier n'étaient pas si grandes.
Le Conseil européen reviendra sur la question russe lors de sa réunion des 24 et 25 juin. Dans cette optique, le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, et la Commission européenne ont été invités à présenter un rapport « avec des options politiques » sur les relations entre l’UE et la Russie, conformément aux cinq principes (ex: respect des accords de Minsk) qui régissent ces relations.
Selon M. Michel, l'objectif sera de développer une vision stratégique et, a-t-il espéré, des actions stratégiques envers la Russie.
Voir les conclusions du Conseil européen: https://bit.ly/2T5tS39 (Camille-Cerise Gessant avec Mathieu Bion)