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Bulletin Quotidien Europe N° 12577
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / SÛretÉ alimentaire

Le Parlement exige que la Commission retire le colorant E171 de la liste des additifs alimentaires autorisés

Pour des raisons de santé publique, et en particulier pour protéger la santé des enfants, le Parlement européen appelle la Commission européenne à appliquer le principe de précaution et à retirer le dioxyde de titane (E171), un carcinogène probable, de la liste des produits dont l'utilisation comme additif alimentaire est autorisée dans l'UE.

À une large majorité (443 voix pour, 118 contre et 135 abstentions), il a objecté, jeudi 8 octobre, au projet de règlement de la Commission modifiant la définition et les spécifications de cet additif alimentaire pour continuer à en autoriser la mise sur le marché. 

Cet additif alimentaire partiellement constitué de nanoparticules est utilisé dans de nombreuses denrées alimentaires dont raffolent les enfants - bonbons, gâteaux, desserts, crèmes glacées, biscuits, barres chocolatées, produits de boulangerie et de pâtisserie - pour conférer aux produits une couleur blanche ou une opacité.

Les députés soulignent que la France a déjà interdit la vente de produits contenant de l'E171 en janvier 2020, en raison d'effets cancérogènes probables de cette substance chimique et de lacunes dans les données ne permettant pas de dissiper toute préoccupation (EUROPE 12340/26).

L'agence européenne EFSA, elle-même, dans sa dernière déclaration sur le dioxyde de titane, fait référence à l'avis de l'agence française ANSES et observe aussi des incertitudes, argumentent-ils.

Le Parlement rappelle que, selon le règlement européen 'additifs alimentaires' (133/2008), un additif ne peut être autorisé que si sa consommation est sûre et justifiée sur le plan technologique et si elle n'induit pas le consommateur en erreur, mais présente au contraire des avantages.

Il considère que l'utilisation de ce colorant ne répond à aucune nécessité convaincante.

« Cet additif, totalement inutile, est toujours omniprésent. Nos enfants en prennent une dose quotidienne », a souligné Éric Andrieu (S&D), coauteur de l'objection avec Michèle Rivasi (Verts/ALE), Eleonora Evi (NI), Joëlle Mélin (ID), Ljudmila Novak (PPE) et Mick Wallace (GUE).

En vertu de cette objection, la Commission est tenue de revoir sa copie ou de retirer son projet de règlement. (Aminata Niang)

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