La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Maja Kocijancic, a souligné, lundi 30 avril, que l’UE apportait son soutien à la Grèce et à l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, alors que la semaine pourrait être décisive pour trouver une solution à la question du nom.
« Il y a un élan que nous croyons nécessaire de poursuivre. Bien sûr, la négociation doit être protégée dans le sens où elle pourrait produire des résultats. Nous croyons que l'impulsion est là, mais que la négociation doit être poursuivie », a précisé la porte-parole dans un communiqué.
Le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, a rappelé les propos du président de la Commission lors de son discours au Parlement grec, jeudi 26 avril. M. Juncker avait précisé que s’il ne lui appartenait pas de « donner des suggestions, des directives, ni même des orientations » sur cette question, il voulait souligner « la nécessité qu'il y a de trouver une solution à ce problème ».
Dans son rapport de progrès publié le 17 avril, qui recommande l'ouverture des négociations d'adhésion pour l'ARYM, la Commission a estimé : « La ‘question du nom’ doit être résolue en tant que question d’urgence ».
Les porte-paroles se sont montrés prudents, car le ministère grec des Affaires étrangères a demandé, le 24 avril, au commissaire aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn, de ne pas faire de commentaires concernant les négociations en cours entre Athènes et Skopje. « Nous demandons au commissaire Hahn d'arrêter de donner une image inexacte des négociations qui, selon toute apparence, ne sont pas comprises. Le moins qu'il puisse faire est de cesser de saper les négociations », avait souligné le ministère dans un communiqué, qualifiant les déclarations du commissaire de « regrettables ». Lors d’une intervention au Parlement européen, le 24 avril, le commissaire s’était dit « optimiste quant au fait que, dans les deux prochaines semaines », une solution pourrait être trouvée.
Le Conseil des affaires générales de juin doit se pencher sur l’ouverture des négociations d’adhésion pour l’ARYM. Une telle décision nécessite l’unanimité des États membres et serait difficilement approuvée sans une solution concernant le nom ‘Macédoine’. (Camille-Cerise Gessant)