La Slovénie a décidé, jeudi 29 mars, de rappeler pour consultation son ambassadeur à Moscou, comme l’ont fait ces derniers jours, avec leurs propres ambassadeurs, la Bulgarie, Malte, le Portugal, la Slovaquie et le Luxembourg. Ces décisions font suite à la décision du Conseil européen du 22 mars de coordonner les réponses européennes (EUROPE 11987).
Le 26 mars, le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait annoncé que 14 États membres allaient expulser des diplomates russes (EUROPE 11989). Ils sont désormais 19. En plus du Royaume-Uni qui a expulsé 23 diplomates, la France, l’Allemagne et la Pologne ont annoncé l'expulsion, chacun de 4 diplomates, la République tchèque et la Lituanie 3, le Danemark, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas 2, l’Estonie, la Lettonie, la Roumanie, la Finlande, la Suède, la Hongrie, la Belgique, la Croatie et l’Irlande 1.
À l’inverse, l’Autriche n’a jusqu'à présent pas pris de mesures, précisant être un « pays neutre », « bâtisseur de ponts entre l’est et l’ouest » qui veut « garder des canaux (de communication) ouverts ». Il en serait de même pour la Grèce et Chypre.
D’autres pays ont annoncé l’expulsion de diplomates russes, dont les États-Unis (60 y compris de l’ONU), l’Ukraine (13), le Canada (4), la Moldavie (3), l’Australie (2) et la Norvège, la Géorgie, l’Ancienne République yougoslave de Macédoine et l’Albanie (un chacun). L’OTAN a décidé d’expulser 7 membres de la mission russe et 3 demandes d’accréditation supplémentaires ont été refusées. (Camille-Cerise Gessant)