La Commission européenne se veut rassurante après la découverte de résidus d’insecticide dans des œufs en Belgique et aux Pays-Bas. « Les établissements agricoles ont été identifiés, les œufs sont bloqués et les œufs contaminés sont identifiés et retirés du marché. Bref, la situation est sous contrôle », a indiqué le service de presse de la Commission, jeudi 3 août.
L'Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) avait été informée, début juin, d’une possible contamination sur son territoire de lots d’œufs par du Fipronil. Cet insecticide, mis sur le marché en 1993, est utilisé pour lutter contre le pou rouge. Il est d'utilisation légale pour les animaux domestiques, tels que le chat ou le chien, mais ne peut pas être utilisé pour ceux qui intègrent la chaîne alimentaire. À hautes doses et en cas d'usage répété, il peut en effet être nocif pour la thyroïde, le foie et les reins. Selon les informations actuellement disponibles, la source possible serait une société de services de volailles, une opérant en Belgique et une autre aux Pays-Bas. L’Allemagne et le Danemark auraient par ailleurs commercialisé des œufs provenant d'élevages de volailles néerlandais.
Dans ce contexte, l’Afsca a activé, le 20 juillet, le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) afin d’informer les pays limitrophes de la présence potentielle de ce produit dans les œufs. Elle a également lancé des contrôles, dont les résultats préliminaires - communiqués par l’agence de presse Belga - semblent confirmer la contamination sous les seuils européens en la matière (règlement 1127/2014). « Les premiers résultats des analyses effectuées sur des œufs potentiellement contaminés par un insecticide sont rassurants pour la santé publique. Cependant, ceux-ci ont mis en évidence la présence du Fipronil dans certains lots d'œufs, sans que cela ne représente un risque pour le consommateur » , indique l’Afsca, citée par Belga.
Depuis le 26 juillet 2017, l'autorité compétente néerlandaise (la NVWA-Nederlandse Voedsel-en Warenautoriteit) bloque environ 200 élevages de volailles aux Pays-Bas en raison du fait que les poulets de ces fermes ont été traités avec le produit cité. (Sophie Petitjean)