La Commission européenne a essayé, tant bien que mal, de rappeler le rôle joué par l’UE dans la découverte des sept exoplanètes telluriques - dont trois potentiellement habitables - dans la constellation d’Aquarius, après l’annonce fracassante par l'agence américaine NASA, mercredi 22 février.
Alors que la NASA annonçait en grande pompe, en fin de journée, la découverte par son télescope Spitzer, la Commission, par la voix de son commissaire à la Recherche, Carlos Moedas, a cherché à rappeler que l’UE avait aussi contribué financièrement au programme de recherche qui a permis cette découverte.
En effet, l’équipe internationale à l’origine de la découverte est dirigée par l’astronome belge Michaël Gillon. Elle mène le projet appelé SPECULOSS (Search for habitable Planets EClipsing ULtra –cOOl Stars), un projet de détection d’exoplanètes potentiellement habitables. Or, ce projet a bénéficié de financements du Conseil européen de la recherche (ERC), un organe de l'UE, à hauteur de 1,96 million d’euros.
« La découverte (…) a été possible grâce au suivi intensif du système avec plusieurs télescopes, dont le télescope spatial Spitzer de la NASA », a ainsi tenu à souligner la Commission dans un communiqué de presse publié jeudi.
Ce qui s'apparente, selon certains, à un « vol de la vedette » par la NASA a étonné des observateurs. Répondant à un journaliste, lors de la conférence de presse de midi, le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, a reconnu les lacunes de la communication de l’UE sur cette question. (Pascal Hansens)