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Bulletin Quotidien Europe N° 11659
POLITIQUES SECTORIELLES / RÉgions

Le Comité des régions vivement critiqué par un ancien membre britannique

Le  Comité des régions (CdR) souffrirait de plusieurs grands maux : un trop grand nombre de membres avec une représentativité discutable, une bureaucratie trop lourde et un esprit trop fédéraliste, selon Roger Evans, ancien membre de l’institution (2008-2016) et partisan du 'Brexit', dans un billet daté du 30 octobre paru dans Brexitcentral.

« Il y a huit ans, j’arrivais à Bruxelles profondément convaincu de la possibilité de réformer l’Union européenne de l’intérieur. (…) Huit ans de réunions à Bruxelles m’ont confirmé que cette réforme n’était pas possible », écrit ainsi M. Evans, ancien maire adjoint de Londres pendant le mandat du très eurosceptique Boris Johnson.

Pour le Britannique, 360 membres sont un nombre trop élevé qui empêche le Comité d’être efficace. Pour lui un comité « qui fait vraiment des choses » devrait être constitué de … 6 membres. Toutefois, pour des débats élargis, avec une meilleure prise en compte de la représentativité, 20 à 30 membres seraient un bon compromis, ajoute-t-il. Le déséquilibre de représentativité entre les grands États membres, comme l’Allemagne, la France (24 membres) et les plus petits, comme le Luxembourg ou Chypre (5 membres), ces derniers étant « surreprésentés » et disposant d’un « pouvoir disproportionné » lors des débats et des votes, constitue un autre grand obstacle à ses yeux.

Aux dires du Britannique eurosceptique, il existe une forte proportion de membres proeuropéens et fédéralistes au sein du CdR. Un paradoxe, selon lui, étant donné que le Comité a pour vocation de faire prévaloir le principe de subsidiarité. Or celui-ci aurait tendance à demander plus de lois et de normes édictées au niveau européen, au lieu de donner plus de marge de manœuvre aux autorités locales et régionales.

Le poids de l’administration et son coût sont par ailleurs jugés excessifs par M. Evans, qui souligne les frais engendrés notamment par l’interprétation et la traduction. Enfin, pour lui, le Comité serait  trop peu écouté par les autres institutions européennes. (Pascal Hansens)

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