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Bulletin Quotidien Europe N° 11659
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Uem

La zone euro n’a pas besoin d’une union budgétaire totale, selon M. Regling

Le directeur général du fonds de sauvetage de la zone euro (MES), Klaus Regling, estime que cette dernière n’a pas besoin d’une union budgétaire totale. « La zone euro fonctionne bien et il n’y a besoin ni d’une union politique totale ni d’une union budgétaire totale », a-t-il déclaré, lors d’une conférence organisée par l’hebdomadaire The Economist à Chypre, mardi 1er novembre.

« Le seul problème auquel l’Union économique et monétaire (UEM) est toujours confrontée est le faible niveau de partage des chocs économiques asymétriques entre les pays », y a expliqué M. Regling.

Pour lui, il est avant tout souhaitable de compléter l’Union bancaire, d’une part par un filet de sécurité (‘backstop’) pour le Fonds de résolution unique, le bras financier du volet ‘résolution’ de cette Union, afin de « le rendre plus crédible pour les marchés ». Les négociations sur ce point commenceront entre États membres lorsque tous les pays européens auront mis en œuvre la directive ‘BRRD’ (2014/59) sur le redressement et la résolution bancaire. Lors du dernier Conseil Écofin, début octobre, seule la Belgique ne l’avait pas encore fait. D’autre part, un régime européen de garantie des dépôts bancaires (EDIS) « est nécessaire ». « Ce ne sera pas facile, car les régimes nationaux existants sont très différents et parce que certains pays doivent régler des problèmes du passé d’abord ».

Ensuite, les banques doivent réduire leurs prêts toxiques et améliorer leur profitabilité : cela veut dire « réduire les coûts et le nombre de filiales et utiliser totalement des solutions de technologie financière (‘fintech’) ». Enfin, il faut avancer vers une union des marchés des capitaux en harmonisant les règles fiscales et sur les faillites à travers l’Europe, selon lui.

Alors seulement, une capacité budgétaire limitée pour la zone euro pourrait aider. « Cela pourrait se faire sans transferts permanents et sans mutualisation des dettes », a-t-il conclu. (Élodie Lamer)

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