Bruxelles, 30/07/2015 (Agence Europe) - Mercredi 29 juillet, les ONG Environmental Justice Foundation (EJF), Oceana et WWF ont annoncé une nouvelle ère en matière de transparence sur les activités de pêche, avec le lancement d'une base de données en ligne montrant que 15 264 navires de l'UE ont été autorisés à pêcher en dehors des eaux de l'UE entre 2010 et 2014.
C'est la première fois que ces chiffres sont rendus publics par la Commission européenne. María José Cornax, d'Oceana, a rappelé que la transparence est un « élément clé pour éradiquer la pêche illégale et garantir une pêche durable ». Selon elle, cet effort de transparence est particulièrement pertinent s'agissant des navires européens habilités à opérer dans les eaux des pays tiers et en haute mer. « Les navires de pêche de l'UE doivent respecter les mêmes normes sociales et environnementales, peu importe où ou comment ils capturent le poisson », estime-t-elle.
Les données fournies par la Commission européenne sont présentées dans un moteur de recherche en ligne (whofishesfar.org). Les utilisateurs peuvent faire des recherches par navire, État du pavillon, année et type d'accord de pêche (entre l'UE et un pays tiers).
Eszter Hidas, du WWF, estime toutefois que les informations publiées devraient inclure une analyse des activités de pêche, afin de déterminer qui pêche quoi, où et avec quelle capacité de pêche. En outre, Mme Hidas est d'avis que la base de données devrait inclure les accords de partenariat entre les opérateurs privés de l'UE et des pays tiers. « Cela nous donnerait un aperçu complet de l'impact global des activités de pêche de l'UE », conclut-elle.
En effet, la base de données comprend les navires autorisés à pêcher en vertu des accords de partenariat officiels conclus par l'UE, dans les eaux des pays tiers, en haute mer et dans les organisations régionales de pêche. Cependant, elle ne couvre pas les 'accords privés' entre les armateurs de l'UE et les États tiers côtiers. (Lionel Changeur)