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Bulletin Quotidien Europe N° 11370
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mercosur

Le Brésil oeuvre pour un échange des offres à l'automne

Bruxelles, 30/07/2015 (Agence Europe) - Le Brésil travaille sur les derniers détails de son offre sur l'accès au marché dans le cadre des négociations pour un accord de libre-échange UE/Mercosur, et il espère procéder à l'échange d'offres avec l'UE au quatrième trimestre 2015, si possible dès la fin du mois d'octobre, a indiqué la ministre brésilienne de l'Agriculture, Katia Abreu, mercredi 29 juillet.

« Nous avons convenu d'échanger nos offres au dernier trimestre 2015, entre octobre et novembre, mais nous travaillons pour y procéder fin octobre », a déclaré Mme Abreu, en marge d'un événement agricole au Brésil. « Un accord accroît les attentes à l'exportation de tous les secteurs de notre économie, notamment l'agriculture », a-t-elle insisté, cité par le quotidien argentin Buenos Aires Herald.

La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, et les ministres du Commerce des pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Venezuela) sont convenus, lors d'une réunion en marge du sommet UE/Amérique latine et Caraïbes, le 11 juin à Bruxelles, d'oeuvrer pour un échange des offres sur l'accès au marché (qui couvrent les produits agricoles et industriels, mais aussi les services et les marchés publics) au dernier trimestre 2015.

« Nous sommes optimistes quant à un accord. La balle est maintenant dans le camp de l'UE. Notre offre est presque prête, chaque pays travaille sur les derniers détails. Néanmoins, nous aurons besoin de plus de temps pour inclure les produits laitiers, le vin et le cacao dans l'accord », a précisé Mme Abreu.

La ministre brésilienne a aussi cité une étude de l'Université Getulio Vargas qui prévoit une hausse de 20% des exportations agricoles brésiliennes grâce à l'accord UE/Mercosur, un chiffre en ligne avec les estimations de la Commission qui anticipent une augmentation de 40% des exportations du Brésil. « Il y a des restrictions sur l'industrie brésilienne qui a besoin de plus de temps pour s'adapter au régime de libre-échange. Un jour, nous serons en mesure d'inclure tous les biens dans l'accord de libre-échange. Le secteur agricole ne fait presque pas de problèmes », a conclu Mme Abreu. (Emmanuel Hagry)

 

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