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Bulletin Quotidien Europe N° 11137
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) douanes

Nouvelle stratégie pour améliorer la gestion des risques

Bruxelles, 21/08/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, jeudi 21 août, une nouvelle stratégie traduite dans un plan d'action détaillé visant à améliorer la gestion des risques douaniers.

La nouvelle stratégie vise à garantir que l'action des services douaniers dans l'UE gagne en cohérence, en efficacité et en rentabilité en matière de détection et de surveillance des risques au sein de la chaîne d'approvisionnement, indique l'institution européenne dans un communiqué. Le plan d'action énonce des mesures spécifiques et des délais précis pour atteindre ces objectifs d'ici à 2020, en collaboration avec les parties prenantes, qu'il s'agisse de la Commission, des États membres et des opérateurs économiques.

« Les services douaniers détiennent la clé de la fluidité et de la sécurité des échanges commerciaux. Avec 300 millions de déclarations à traiter et des échanges de marchandises d'une valeur de 3 500 milliards d'euros à surveiller chaque année, les services douaniers de l'Union doivent utiliser leurs ressources de manière optimale, sans compromettre la sécurité ni perturber les échanges licites », a déclaré le commissaire chargé de l'Union douanière, Algirdas Semeta, dans un communiqué. Et d'ajouter: « Une solide gestion des risques permet aux services douaniers de déterminer au mieux le lieu, le moment et les modalités de leurs contrôles, et de réagir efficacement en cas de menaces ».

La nouvelle stratégie recense les principales priorités nécessitant une action afin de parvenir à une gestion des risques en matière douanière plus efficace et efficiente. Ces priorités sont les suivantes: - l'efficacité des contrôles et l'atténuation des risques (ex: détecter la présence d'un engin explosif ou d'une maladie infectieuse avant même le chargement des marchandises à destination d'un pays tiers) ; - la qualité des données (ex: ajuster certains systèmes juridiques, procéduraux et informatiques d'une manière qui ne génère pas de coûts indus pour les entreprises ou les autorités publiques) ; - le partage d'informations ; - la coopération entre services douaniers et d'autres services répressifs (ex: définir des critères de risque communs entre services) ; - coopération accrue avec les opérateurs fiables (ex: promouvoir auprès d'instances autres que douanières le programme relatif aux opérateurs économiques agréés) ; - le renforcement des capacités (ex: intensifier la coopération entre États membres y compris à travers un soutien de l'UE) ; - la coopération douanière internationale (ex: jouer un rôle actif dans l'établissement de normes mondiales au sein des instances internationales et promouvoir ces normes auprès des partenaires commerciaux). (MB)