Bruxelles, 21/08/2014 (Agence Europe) - La stagnation économique empêchant la France de respecter ses engagements budgétaires, le président français, François Hollande, a réitéré son souhait que le toutes les flexibilités du Pacte de stabilité et de croissance soient appliquées.
« Je ne demande pas à ce que l'on change les règles, mais qu'on les applique avec toutes les flexibilités prévues par les traités en cas de circonstances exceptionnelles. Nous y sommes », a-t-il déclaré dans une interview exclusive accordée au quotidien Le Monde publiée jeudi 21 août. Maintenant l'objectif de réduire le déficit public, il a néanmoins appuyé la demande française d'adapter le rythme de consolidation budgétaire à la situation « exceptionnelle », caractérisée par une faible croissance et une très basse inflation (EUROPE 11136).
L'économie française a stagné au 1er trimestre 2014 si bien que le déficit français devrait dépasser 4% cette année au lieu de l'objectif de 3,8% poursuivi jusqu'à présent. L'inflation sur base annuelle dans l'Eurozone s'est élevée à 0,4%, soit le niveau le plus bas depuis octobre 2009.
Fin juin, le Conseil européen avait estimé que les politiques économiques de l'UE devaient « favoriser la croissance, accroître les investissements, créer davantage et de meilleurs emplois et encourager les réformes propices à la compétitivité ». « Cela requiert aussi d'utiliser au mieux la flexibilité qui est inscrite dans l'actuel Pacte de stabilité », avait-il souligné dans son agenda stratégique pour les cinq prochaines années (EUROPE 11110). (MB)