Bruxelles, 03/08/2012 (Agence Europe) - Les 17 pays détracteurs du système d'échange de quotas d'émissions (ETS) opposés à payer tout quota pour leurs vols au départ et à l'atterissage des aéroports de l'UE ont conclu leur réunion de Washington (EUROPE n° 10668) en réaffirmant leur volonté de travailler à la recherche d'une solution globale dans le cadre de l'OACI, à la plus grande satisfaction de l'Union européenne. Celle-ci demeure néanmoins circonspecte dans l'accueil qu'elle réserve à cette nouvelle qu'elle voudrait voir rapidement se concrétiser en mesures effectives pour réduire les émissions de CO2 du transport aérien.
La réaction de Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'Action pour le climat, ne s'est pas fait attendre. « C'est une bonne chose que les parties aient promis de s'engager au sein de l'OACI, l'Union européenne l'a fait de longue date. Comment vont-elles s'engager davantage ? Comment vont-elles s'y prendre pour fournir du concret ? Beaucoup de questions restent sans réponse. Notons qu'aucune déclaration formelle n'a conclu cette réunion et qu'il n'y a rien de nouveau sur le fond », a déclaré Connie Hedegaard jeudi 2 août, sur son compte Twitter.
Selon un haut responsable américain, cité le 2 août par Reuters, depuis Washington, « la réunion a confirmé l'opposition très forte et robuste à l'ETS mais a également indiqué qu'il y a beaucoup d'intérêt parmi les pays à continuer à travailler dans la foulée des activités à l'OACI ».
La solution envisagée par la coalition des 17 pays détracteurs demeure l'obtention d'un accord au sein de l'OACI sur des objectifs et la fixation d'un cadre fondé sur des instruments de marché pour réduire les émissions de l'aviation civile mais, pour l'heure, rien de bien concret n'a encore été obtenu. (AN)