Bruxelles, 03/08/2012 (Agence Europe) - Le chef adjoint de la délégation de l'UE en Serbie, Andriano Martins, a fait part, mercredi 1er août, de ses inquiétudes sur une loi serbe, en discussion au Parlement jeudi 2 août, et qui augmenterait le contrôle du parlement sur la banque centrale. Pour Adriano Martins, l'adoption de cette loi serait « un pas en arrière considérable dans l'alignement de la législation de la Serbie sur les principes de l'Union européenne ». Et de préciser que la Commission européenne n'a pas été consultée sur le texte. Les projets d'amendements de cette loi « soulèvent des préoccupations profondes car ils sont susceptibles de compromettre le principe de l'indépendance de la Banque nationale », a expliqué M. Martins à Reuters.
Le projet de loi appelle à la création d'un organe de contrôle, désigné par le parlement, qui jouerait un « rôle actif » dans la prise de décision en matière de politique monétaire. Cet organe serait présent au comité de direction de la banque centrale, dont le gouverneur, les vice-gouverneurs et le président seraient élu par le parlement.
En signe de protestation contre le texte, le gouverneur de la banque centrale, Dejan Soskic a démissionné, jeudi 2 août, soulignant que les modifications proposées pourraient « sérieusement violer l'indépendance de la banque centrale (...) et accroître l'instabilité économique et financière dans le pays ». (CG)