Bruxelles, 25/08/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne espère que toutes les modalités du deuxième plan de sauvetage grec évalué à 109 milliards d'euros seront clarifiées d'ici une semaine, et notamment la question des garanties financières que la Grèce pourrait apporter aux prêts qui lui seront octroyés. Nous espérons une clarification « vers la fin de ce mois-ci » de tous les éléments liés à l'accord du Sommet de la zone euro du 21 juillet dernier même si aucun délai n'est spécifié, a déclaré jeudi 25 août 2011 le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn.
Athènes s'est engagée mi-août à bloquer sur un compte 500 millions d'euros qui serviraient comme une assurance contre un risque de défaut de remboursement de la contribution finlandaise au 2ème sauvetage grec. Un accord bilatéral dénoncé par plusieurs pays (Autriche, Pays-Bas, Slovénie, Slovaquie) qui réclament une égalité de traitement. Les négociations porteraient désormais sur des garanties visant des actifs moins liquides, notamment immobiliers, affirme le Wall Street Journal. Ces discussions n'enchantent pas tous les pays autour de la table. Selon l'accord du Sommet de l'Eurozone, le plan de privatisation prévu dans le 2ème plan d'aide à la Grèce doit servir à faire diminuer l'endettement, a indiqué un diplomate européen à EUROPE. Si une partie de ces actifs sert en tant que garantie aux prêts, cela ne fera pas baisser le stock de dette grecque, ajoute-t-il en mettant en garde contre toute mesure de nature à « détricoter » l'accord scellé fin juillet. Par contre, si les garanties prennent d'autres formes, « on regardera » mais c'est aux Finlandais de faire des propositions compatibles avec le 2ème plan de sauvetage.
Rappelant que sa position était connue depuis longtemps, le gouvernement finlandais a néanmoins fait preuve d'une certaine flexibilité de manière à trouver une solution qui satisfasse ses partenaires européens. Nous testons « différentes solutions » afin que toutes les parties soient en mesure de marquer leur accord, a indiqué le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen, rapporte le Helsingin Sanomat.
Jeudi, les coûts théoriques de refinancement des titres de dette grecque ont atteint un nouveau record (18,5%) alors que la Banque centrale européenne poursuivait ses actions de rachat d'obligations souveraines italiennes et espagnoles. La veille, le président allemand Christian Wulff avait considéré une telle pratique « juridiquement contestable ». Selon lui, la BCE outrepasserait ses compétences et permettrait aux acteurs financiers d'engranger sans risque de fortes commissions. (M.B.)