Les ventes de voyages sur Internet continuent de croître. - Les ventes de voyages sur Internet résistent à la crise, le consommateur continuant de marquer sa nette préférence pour réserver directement son voyage auprès du producteur plutôt que de faire appel aux intermédiaires. Tel est le constat d'une étude du cabinet PricewaterhouseCoopers sur le marché du « e-tourisme ». Ce secteur, qui affichait ces dernières années des taux de croissance vertigineux - de l'ordre de 20% par an avec des pics de 30-40% depuis 2003 - résiste bien à la crise. Mieux: il continue de gagner des parts de marché. Mais l'évolution la plus importante du secteur se situe au niveau des acteurs. De nouveaux types de sites Internet, comme les « infomédiaires » (comparateurs de prix, sites d'informations…) gagnent en audience et provoquent une remise en cause des modèles économiques des agences de voyages en ligne. La consolidation et la désintermédiation du secteur devraient ainsi se poursuivre. Les réservations en ligne devraient croître de 0,6% en 2009 en Europe, dans un contexte de crise où le secteur du voyage en général diminue en moyenne de 10%. Portée par les avantages offerts aux consommateurs, la croissance du secteur devrait se poursuivre en sortie de crise - avec +15% de croissance annuelle - bien que dans des proportions moindres que les années précédentes. Le marché en ligne européen demeure néanmoins en-deçà du marché américain avec un taux de pénétration inférieur (28% en Europe contre 36% aux États-Unis). L'Italie est le pays européen où le marché en ligne est le moins développé (14% de taux de pénétration), le Royaume-Uni et les pays scandinaves étant les marchés les plus matures (respectivement 44% et 42% de réservations en ligne). Parallèlement, les producteurs de voyages ont, durant ces six dernières années de développement, mis en place des solutions de vente directe sur Internet. Conséquence immédiate de ces changements, les modèles économiques évoluent: les commissions aériennes pour les agences de voyages, physiques et en ligne, ont disparu, et certains sites importants suppriment les frais de dossiers. Dans ce contexte, la disparition des réseaux physiques des agences de voyages se poursuit. (I.L.)