Bruxelles, 22/12/2009 (Agence Europe) - Les ministres de l'Environnement des États membres de l'UE sont très préoccupés par le fait que l'objectif global en matière de biodiversité fixé pour 2010 ne sera vraisemblablement pas atteint. Dans des conclusions adoptées mardi 22 décembre à Bruxelles, ils soulignent qu'il est important de « redynamiser l'élan politique afin de renforcer les efforts de protection de la biodiversité et de mise en œuvre de la convention sur la diversité biologique (CDB), notamment par l'adoption d'un programme stratégique révisé et ambitieux lors de la dixième conférence des parties à la CDB, qui se tiendra en octobre 2010 à Nagoya, au Japon. La Commission européenne présentera en janvier 2010 une communication sur la politique de l'UE en matière de biodiversité pour l'après-2010.
Le Conseil explique que le financement des activités visant à atténuer le changement climatique et à s'y adapter devrait « contribuer à la préservation et à l'utilisation durable de la biodiversité ». Les pays de l'UE insistent sur la nécessité de mener des actions ciblées et renforcées pour enrayer la diminution de la couverture forestière et la perte de biodiversité des forêts (sans perdre de vue les objectifs de l'UE consistant à réduire d'ici 2020 la déforestation tropicale brute d'au moins 50 % par rapport aux niveaux actuels). Le Conseil souligne que la préservation des zones humides, des océans, des forêts, des tourbières et des herbages permet de réduire les émissions de dioxyde de carbone. Le Conseil est favorable à des mesures visant à réduire l'empreinte écologique de l'UE. Enfin, les ministres demandent de mettre un terme à l'appauvrissement de la biodiversité d'eau douce, marine et côtière, et d'accélérer la mise en œuvre de l'objectif de 2012 relatif à la constitution d'un réseau mondial, cohérent et représentatif de zones marines protégées, y compris de zones se trouvant au-delà des limites de la juridiction nationale. (L.C.)