Un tiers des sociétés envisagent une acquisition dans l'année, selon une enquête Ernst & Young. - Selon une enquête du cabinet Ernst & Young menée en septembre et octobre 2009 auprès d'environ cinq cents cadres dirigeants à travers le monde, près d'un tiers des grandes entreprises envisagent des acquisitions dans les douze mois à venir, même si la majorité prévoit des difficultés de financement pendant encore trois ans. En outre, 25% de ces entreprises espèrent même pouvoir le faire au cours des six prochains mois. Même si les entreprises reconnaissent avoir des opportunités de transactions, 62% pensent qu'elles seront freinées par certains facteurs dont des difficultés de financement. Autre enseignement de l'enquête: les activités centrées sur le renforcement du cœur de métier de l'entreprise constituent l'essentiel des transactions. Plus précisément, 64% des entreprises envisagent des acquisitions pour cette raison et 50% des cadres dirigeants prévoient une croissance externe pour pénétrer de nouveaux marchés géographiques. La moitié de ces cadres citent les États-Unis comme la destination la plus attrayante parmi les économies les plus développées. Par ailleurs, l'Inde (30%) et la Chine (27%) arrivent en tête parmi les pays émergents. Quelque 63% des personnes interrogées s'attendent en outre à une accélération de la consolidation de l'industrie au cours des douze prochains mois et 61% estiment que le ralentissement actuel de l'économie sera propice à l'émergence de ces nouveaux leaders de l'industrie qui auront su profiter des opportunités d'acquisition. Enfin, si la confiance dans la reprise des fusions et acquisitions est à la hausse, le scepticisme est de mise pour ce qui concerne la fin de la crise économique: 70% s'attendent à ce que le ralentissement perdure au-delà des douze prochains mois et, parmi eux, 40% ne voient pas de reprise avant deux ans. Pour les conditions de financement, 53% des personnes interrogées pensent qu'elles ne regagneront pas le niveau de la mi-2007 avant au moins trois ans et même 19% ont la conviction que cela prendra plus de cinq ans, voire ne reviendra jamais. (I.L.)