Bruxelles, 30/07/2009 (Agence Europe) - Selon une nouvelle étude publiée mercredi 29 juillet par la CER (Communauté des chemins de fer européens et des compagnies d'infrastructure), la taxation des poids lourds en fonction des coûts externes qu'ils entraînent contribuerait significativement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2) dans le secteur des transports. D'après ce document, la combinaison d'une tarification juste et de l'accroissement de la capacité de transport ferroviaire pourrait assurer un transfert modal de la route vers le rail de plus de 10% et contribuerait ainsi à une réduction de 7% des émissions de CO2 dans l'ensemble du secteur. Le rail pourrait assurer le transport de fret sur les longues distances (environ 60% de tout le fret terrestre sur des trajets de plus de 700 kilomètres) alors que la distribution serait à charge du transport routier. Intitulée « Internalisation des coûts de transport: Impact sur le Rail », l'étude a été conduite par l'Institut de recherche sur la politique économique de l'Université de Karlsruhe et par les Nouveaux espaces de transport en Europe - Applications de Recherche (NESTEAR) français, sur l'ensemble du réseau et en particulier sur les corridors Rotterdam - Genova et Anvers/Zeebrugge-Varsovie. « La tarification juste est un prérequis d'un transport plus vert », a déclaré, dans un communiqué, le directeur exécutif de la CER, Johannes Ludewig, en appelant à cette occasion la Présidence suédoise du Conseil de l'UE à accélérer les travaux sur la directive révisée Eurovignette qui permet d'introduire, dans les redevances payées par les poids lourds, le coût de la pollution sonore, de la pollution atmosphérique (à l'exception de CO2) et de la congestion. Cette étude peut être obtenue auprès de la CER. (A.By.)