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Bulletin Quotidien Europe N° 9952
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/luxembourg

Jean-Claude Juncker défend la méthode communautaire et appelle à une « collaboration intime » entre le président de la Commission et le futur président du Conseil européen

Bruxelles, 30/07/2009 (Agence Europe) - Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois, a réitéré l'attachement de son pays à la « méthode communautaire » pour faire avancer l'intégration européenne et mis en garde contre une Commission européenne affaiblie qui ne serait que le « secrétariat d'exécution » du Conseil. Il a aussi souligné que le futur président permanent du Conseil européen prévu par le Traité de Lisbonne (un poste pour lequel son nom est parfois cité) ne devra pas agir en compétition ou en contradiction avec le président de la Commission. « La méthode communautaire veut que c'est la Commission européenne qui propose et que ce sont le Conseil et le Parlement européen qui décident ensemble. Un affaiblissement de la Commission équivaudrait à un affaiblissement de l'Union européenne. La Commission ne peut pas devenir un secrétariat d'exécution du Conseil européen et des gouvernements nationaux », a souligné M. Juncker dans sa déclaration gouvernementale prononcée mercredi 29 juillet devant le parlement luxembourgeois (le nouveau gouvernement, issu des élections du 7 juin 2009 est une coalition entre les chrétiens-sociaux du CSV et le parti socialiste, LSAP). Le futur président stable du Conseil européen « ne doit pas devenir le concurrent du président de la Commission et de la Commission dans son ensemble. Ces deux doivent intimement coopérer, ils doivent donner des visages à l'identité européenne, ils doivent défendre l'Europe », a déclaré M. Juncker. Le chef du gouvernement luxembourgeois appelle aussi à la responsabilité des grands pays membres. « Tous les 27 pays membres de l'UE ont les mêmes droits et la même dignité. Les grands États en Europe, avant tout ceux qui ont une frontière commune avec le Luxembourg, doivent comprendre que l'Europe a toujours été le résultat des efforts et de la responsabilité modérée des grands pays membres, d'un côté, et de l'intelligence conciliante (« vermittelnder Intelligenz ») des petits pays », a encore dit M. Juncker. L'Europe est plus que la somme des intérêts nationaux des pays membres de l'UE, a-t-il poursuivi. « 2 + 2 peut faire 5 » à condition que les grands et les petits pays membres travaillent ensemble sur un pied d'égalité pour faire avancer les ambitions européennes, a-t-il conclu. Rappelons que M. Juncker est aussi ministre de Trésor, un poste qui devrait lui permettre de rester président de l'Eurogroupe. (H.B.)

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