Bruxelles, 25/08/2008 (Agence Europe) - Consultée par la Commission européenne, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié, le 21 août, une première série d'avis sur le fondement scientifique et la véracité d'allégations de santé que les fabricants ont soumis dans l'espoir d'être autorisés à les apposer, en toute légalité, sur l'étiquetage des denrées alimentaires qu'ils produisent. Certains de ces avis sont favorables, d'autres non.
Ces allégations doivent être passées au crible de l'évaluation scientifique de l'EFSA pour permettre à la Commission et aux États membres d'identifier celles qui pourront, à l'avenir, être légalement utilisées, en vertu du règlement européen (1924/2006/CE modifié par le règlement 109/2008/CE) qui harmonise dans l'UE le recours aux allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires.
Rappelons que l'objectif de cette législation communautaire est de mettre un terme, dans l'UE, aux allégations publicitaires fantaisistes vantant les soi-disant vertus de certains aliments pour la santé ou l'équilibre du régime alimentaire, et susceptibles d'induire le consommateur en erreur.
Pour aider les fabricants à présenter des dossiers conformes à ce que l'on attend d'eux, l'EFSA a publié à leur intention des lignes directrices sur la soumission des allégations de santé. Ces lignes directrices précisent notamment quelles sont les données scientifiques et les preuves requises pour étayer les allégations candidates à l'autorisation.
Les avis rendus par le panel de l'EFSA compétent pour les produits diététiques, la nutrition et les allergies (le panel NDA) se fondent sur l'examen des preuves scientifiques fournies pour huit allégations.
Cinq se rapportent à la santé des enfants (comme, par exemple, la contribution supposée des légumes et fruits fermentés à l'amélioration du système immunitaire des enfants pendant leur croissance, ou les bienfaits supposés de la consommation quotidienne de trois portions de produits laitiers « 200 ml de lait, 28 grammes de fromage ou 125 grammes de yaourt » pour la santé des enfants et les adolescents).
Trois allégations ont trait à la réduction supposée des risques de maladie.
Sept des allégations ont été soumises au titre de l'article 14 du règlement.
« Toutes les données fournies dans les dossiers présentés par les postulants ont été évaluées à l'aune de critères uniformes. Les avis du panel reflètent la qualité des preuves soumises et fournissent les conseils scientifiques nécessaires à la gestion des risques », précise le professeur Albert Flynn, président du Panel de l'EFSA, dans un communiqué de presse. Il appartiendra à la Commission et aux États membres de décider d'autoriser ou non ces allégations.
Les avis scientifiques de l'EFSA ont été publiés dans le délai imparti par le règlement européen, lequel donne cinq mois à l'EFSA pour se prononcer, au cours de la période de validation des allégations. À ce jour, l'EFSA a reçu quelque 220 allégations à évaluer. Le résumé des dossiers est publié sur le site de l'EFSA dès qu'un dossier a été validé et se trouve donc prêt à être évalué par le panel NDA. La première série d'avis peut être consultée sur le site Internet de l'EFSA (http://www.efsa.eu.int ). (A.N.)