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Bulletin Quotidien Europe N° 9667
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/santÉ animale

Le Parlement veut une stratégie ambitieuse pour réduire les risques d'épidémies

Bruxelles, 23/05/2008 (Agence Europe) - Le Parlement européen fait sien l'objectif de la stratégie de santé animale consistant à « investir davantage dans des mesures préventives et un système de contrôle, réduisant ainsi les risques d'épidémies ». Il souscrit aussi au principe selon lequel « mieux vaut prévenir que guérir ». C'est ce qu'il a préconisé en adoptant, jeudi 22 mai à Strasbourg, avec 482 voix pour 9 contre et 16 abstentions), le rapport de Janusz Wojciechowski (UEN, polonais) qui pousse la Commission européenne a être plus ambitieuse dans sa nouvelle stratégie 2007-2013 de santé animale pour l'Union européenne (voir EUROPE n° 9634, sur le rapport voté en commission du PE).

Le Parlement souligne d'emblée qu'il n'y a pas de différence entre les produits obtenus à partir d'animaux vaccinés et ceux obtenus à partir d'animaux non vaccinés. Le PE soutient fermement toute mesure destinée à intensifier l'utilisation urgente de vaccins (à titre curatif et à titre prophylactique) pour contribuer à prévenir plus efficacement les maladies et à réduire le nombre d'animaux abattus dans le cadre d'opérations d'élimination de foyers de maladies. Il souligne que la mise en place d'un système de vaccination efficace « exige un soutien financier adéquat », que « toute restriction aux produits d'animaux vaccinés doit être supprimée », qu'il est « indispensable de développer les banques de vaccins de l'UE » et qu'il est nécessaire d'appliquer toutes les mesures susceptibles de contribuer à une diminution du nombre d'animaux sains abattus (tests prouvant l'absence d'agents pathogènes par exemple). Par ailleurs, les députés se prononcent pour l'interdiction d'un étiquetage spécifique pour les produits dérivés d'animaux vaccinés.

Par ailleurs, les parlementaires soulignent le problème croissant de la résistance bactérienne aux antibiotiques dans plusieurs secteurs d'élevage, qui peut également entraîner des problèmes de santé publique; invite instamment la Commission à présenter, dès lors, une analyse concernant ce problème, qui soit assortie, le cas échéant, de propositions dans le cadre de la stratégie de santé animale.

Prévention des risques. Le PE estime que l'instrument de cofinancement actuel doit être révisé de manière à faire en sorte que tous les acteurs assument leurs responsabilités et participent à la détection et à l'éradication des maladies et que toute distorsion de la concurrence entre les éleveurs des différents États membres doit être évitée. Il se prononce aussi pour une augmentation des crédits du fonds vétérinaire de l'UE.

Les parlementaires soulignent l'importance de la distance entre les exploitations pour endiguer les épidémies et notent que le transport d'animaux vivants sur de longues distances est de nature à propager les maladies et à entraver les mesures de lutte contre celles-ci en cas de mesures de prévention inappropriées. Ils considèrent que les règles à cet égard devraient être renforcées, notamment la mise en place d'un système de GPS pour le pistage des camions. En revanche, un amendement demandant l'introduction d'un plafond maximal de 9 heures de transport pour les animaux destinés à l'abattoir a été rejeté.

Le PE reconnaît, compte tenu de la situation tendue sur le marché mondial des aliments pour animaux, le besoin urgent des agriculteurs européens en aliments protéiques sûrs et de haute qualité, en plus des farines de poisson, à un coût abordable. Il souligne aussi l'importance: - d'une « application cohérente » du principe de précaution lors de la réintroduction de protéines animales dans les aliments pour animaux, à l'exception des ruminants ; - d'éviter les contaminations et les mélanges de farines animales dans les aliments pour animaux, qu'ils soient importés ou fabriqués dans l'Union. Enfin, les parlementaires jugent que la biosécurité aux frontières est particulièrement importante, l'Union étant le premier importateur au monde de denrées alimentaires, notamment de produits d'origine animale. (L.C.)

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