Bruxelles, 05/02/2008 (Agence Europe) - L'Union européenne a officiellement lancé, mardi 5 février, son projet de recherche « Clean Sky » destiné à développer de nouvelles technologies pour l'aviation qui respectent les engagements européens en matière de réduction de dioxyde de carbone. La JTI Clean Sky (Joint Technology Initiative) est dotée d'une enveloppe de 1,6 milliard d'euros sur les sept prochaines années. Ce projet est soutenu en proportion égale par la Commission européenne et l'industrie. Pour la Commission, l'ambition du projet est de démontrer que les avancées technologiques sont nécessaires si l'UE veut atteindre l'objectif contraignant d'une réduction d'au moins 20 % des émissions de CO2 d'ici 2020 (60 à 80 % d'ici 2050). Elle note que la croissance du trafic aérien pourrait rapporter à l'économie de l'UE 200 milliards d'euros supplémentaires chaque année, soit 1,8 % du produit intérieur brut sur les 20 prochaines années. Le commissaire européen chargé de la Recherche, Janez Potocnik, a indiqué que cette initiative, qui unit les intérêts communs du public et du privé, a pour objectif de produire « un avion plus propre, plus écologique et plus silencieux ». Selon Ake Svensson, le président de l'association « AeroSpace and Defence Industries Association of Europe » (ASD), ce projet est de la plus haute importance pour l'industrie. Il a précisé que l'aviation est un catalyseur de la croissance économique, évaluant au passage que ce mode de transport contribue à hauteur de 2 à 3 % des émissions de CO2 produites par l'homme. « Nous reconnaissons que cette empreinte carbone est inacceptable », a-t-il dit. « L'industrie comprend son rôle. Nous voulons travailler ensemble pour trouver des solutions que l'industrie pourra utiliser », a assuré M. Svensson. Au final, Marc Ventre, directeur général adjoint de SAFRAN, a annoncé que la mise en service de la nouvelle génération d'avions démarrerait à partir de 2015. Le projet « Clean Sky » regroupe actuellement 86 organisations de 16 pays, 54 industries, 15 centres de recherche et 17 universités. (B.C.)