Bruxelles, 09/01/2008 (Agence Europe) - Dans un communiqué publié mercredi 9 janvier, la Confédération européenne des syndicats (CES) invite la Banque centrale européenne (BCE) à « mettre un terme à sa croisade contre les salaires équitables ». Alors que Jean-Claude Trichet a encore rappelé les risques d'effets de second tour (EUROPE n° 9574), la CES rejette l'argument selon lequel les augmentations de prix du pétrole provoqueront une augmentation des salaires et une spirale inflationniste. La hausse des salaries horaires (de 2,6%) ne menace pas le niveau général des prix et la zone euro, avec une devise surévaluée et, face à l'incertitude liée à la crise des subprimes, a « besoin d'une forte croissance des salaires pour continuer à garantir la croissance économique et la création d'emplois », estime l'organisation. Reiner Hoffmann, secrétaire général adjoint de la CES, a déclaré: « La BCE attaque les conventions collectives et les salaires équitables pour masquer le fait que son conseil d'administration est apparemment incapable d'apporter une réponse politique à l'appréciation du taux de change de l'euro et à la crise financière des subprimes en réduisant les taux d'intérêt. C'est totalement inutile », déclare Reiner Hoffmann, secrétaire général adjoint de la CES. (A.B.)