Bruxelles, 01/09/2006 (Agence Europe) - L'appel de la conférence des donateurs de Stockholm a été entendu par la communauté internationale, qui s'est largement mobilisée pour répondre aux besoins à court terme du Liban. Réunis jeudi dans la capitale suédoise, une soixantaine de gouvernements et d'organisations internationales se sont engagés à fournir 940 millions de dollars d'aides (735 millions d'euros) pour financer au plus vite la première phase de réhabilitation du pays. Pour le Premier ministre libanais Fouad Siniora, c'est du « très bon travail », mais les sommes mobilisées jeudi, même si elles atteignent près du double des attentes initiales, seront nécessaires pour faire face aux ravages de la guerre. C'est un résultat « très important », a estimé M. Siniora, en précisant que « cela ouvrira la voie à d'autres efforts ».
Une partie des fonds servira à l'évaluation des dégâts et des besoins en reconstruction, l'UE proposant de fournir une assistance technique et son expertise pour cette tâche. Les priorités immédiates identifiées par l'UE consistent à retirer toutes les mines terrestres, assurer un accès à l'eau potable et permettre la levée du blocus aérien et maritime. Une des priorités du gouvernement libanais sera de fournir 10.000 maisons préfabriquées à une partie de la population déplacée par le conflit, a indiqué M. Siniora, qui assure que l'aide sera acheminée par le gouvernement libanais. Alors qu'en distribuant de l'argent pour chaque habitation perdue, le Hezbollah risque de voir sa popularité renforcée, le Premier ministre libanais a repris l'initiative, en annonçant que le gouvernement verserait 40.000 dollars à ceux dont le foyer a été détruit.
Dans un communiqué de presse conjoint, la Présidence finlandaise indique qu'après la conférence, le total des aides versées par la Commission et les Etats membres atteint approximativement 330 millions d'euros. Avant la réunion de Stockholm, leur assistance au Liban s'élevait à près de 120 millions d'euros depuis le début du conflit (EUROPE n° 9255). Aux 42 millions d'euros que la Commissaire Benita Ferrero-Waldner mettait sur la table jeudi (EUROPE n° 9254) se sont donc ajoutées des contributions d'Etats membres, dont la ventilation n'a pas été rendue publique. Selon plusieurs agences de presse, la France et la Suède auraient promis près de 20 millions d'euros, l'Espagne plus de 25 et l'Italie un peu moins de 30. Le Qatar est le pays qui aurait promis le plus de fonds (environ 235 millions d'euros), suivi des Etats-Unis avec plus ou moins 182 millions, selon la BBC.