login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9249
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran

L'Iran se dit prêt à négocier - Une réponse qui exige une analyse détaillée, selon Javier Solana

Bruxelles, 23/08/2006 (Agence Europe) - La réponse iranienne à l'offre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et de l'Allemagne sur son programme nucléaire remise mardi à Téhéran (les Etats-Unis étant représentés par la Suisse) est un document « vaste et exige donc un examen détaillé et attentif », déclare Javier Solana, qui indique que, pendant cette analyse, il sera en contact avec les « différents interlocuteurs-clés » et maintiendra « ouvert » son contact avec le ministre des Affaires étrangères Larijani, « comme convenu dimanche lors de notre conversation téléphonique » (EUROPE N.9248). Nous sommes prêts à engager des « pourparlers sérieux » avec le groupe 5+1 « dès demain », a dit M. Larijani mardi à la télévision. Cependant, selon l'agence Fars, dans sa réponse (qu'elle ne dévoile pas), Téhéran rejette les appels à suspendre ses activités nucléaires. Selon des sources iraniennes citées par la presse, Téhéran suggère « une nouvelle formule » pour sortir de l'impasse (elle consisterait notamment à laisser la question de la suspension temporaire de l'enrichissement de l'uranium ouverte pendant d'ultérieures négociations) et demande des « réponses à certaines questions ».

Cette réponse est insuffisante, commente Elmar Brok, président de la commission des Affaires étrangères du PE, qui rappelle que la Résolution 1696 du Conseil de sécurité exige de Téhéran l'arrêt de « tous préparatifs pour l'enrichissement de l'uranium au 31 août au plus tard ». « Il est grand temps de prendre au sérieux la disponibilité exprimée par Larijani d'entamer immédiatement des pourparlers », estime au contraire la verte allemande Angelika Beer, présidente de la délégation du PE pour les relations avec l'Iran, qui exhorte les ministres des Affaires étrangères de l'UE à « se présenter enfin, lors de leur rencontre de vendredi, comme des médiateurs indépendants, et à appeler aussi bien l'Iran que les Etats-Unis à la table des négociations ». « Les deux parties doivent se débarrasser des dogmes politiques et ouvrir un dialogue honnête. L'implication de la Russie et de la Chine (…) est absolument indispensable », affirme la parlementaire européenne, pour qui « une suspension du programme iranien d'enrichissement de l'uranium peut être obtenue seulement par des pourparlers entre égaux, et ne peut pas être posée comme condition préalable à l'ouverture de négociations ».

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES