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Bulletin Quotidien Europe N° 9152
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/environnement

Le Parlement pour l'élimination progressive de toutes les utilisations du mercure et de son exportation d'ici à 2010

Strasbourg, 15/03/2006 (Agence Europe) - Le Parlement européen s'est prononcé, mardi à Strasbourg, pour l'élimination progressive de toutes les utilisations du mercure et de son exportation vers les pays tiers , au plus tard en 2010. En suivant Marios Matsakis (ALDE, Chypre), auteur d'un rapport d'initiative sur la stratégie communautaire sur le mercure de janvier 2005, les eurodéputés se sont montrés plus ambitieux que la Commission, laquelle avait proposé 2011 comme date-butoir pour l'interdiction d'exportation. La résolution demande en outre: de garantir qu'aucun mercure primaire européen n'entre sur le marché européen ou mondial ; d'introduire des valeurs limites d'émissions pour la combustion du charbon qui demeure la principale source d'émission du mercure ; de restreindre la commercialisation et l'utilisation du mercure dans tous les équipements de mesure et de contrôle, qu'ils soient destinés à être utilisés par les consommateurs, à usage professionnel ou à destination des infrastructures médicales (le Parlement attend en particulier de la Commission une proposition visant à restreindre l'utilisation des amalgames dentaires d'ici à 2007) ; - d'organiser des campagnes d'informations sur les risques pour la santé et l'environnement liés au mercure. Le rapporteur s'est félicité de ce résultat.

Marie-Anne Isler Béguin, verte française, membre de la commission de l'environnement du PE, se réjouit de la détermination du Parlement et déclare: «Le mercure est un produit hautement polluant qui représente un danger pour l'environnement et les consommateurs. A terme, la stratégie communautaire sur le mercure donnera un caractère contraignant au projet d'interdiction des exportations communautaires. De plus, elle favorisera la coordination entre les 25 Etats membres qui peinent à résoudre individuellement l'équation: gestion des émissions, collecte et traitement des déchets, développement de produits de substitution. En outre, elle donnera corps au projet de diminution de la demande mondiale, porté par les Nations unies, et renforcera la mise en œuvre d'un instrument international ». Les Verts/ALE regrettent en revanche que le Parlement ne les ait pas suivis dans leur demande d'interdiction des exportations dès 2008.

Les ONG de l'environnement et de la santé (le BEE, European Public Health Alliance Environment Network, The Ban Mercury Working Group, Health Care Without Harm) qui avaient prôné une restriction générale à la commercialisation et l'utilisation du mercure dans tous les instruments de mesure et de contrôle, qu'ils soient destinés au grand-public ou à usage professionnel, avec des exemptions dans les seuls cas où il n'existe pas de produit de substitution (EUROPE n° 9136) ont applaudi « la résolution courageuse du Parlement » qui, entre autres mérites, « demande plus d'informations sur l'exposition actuelle de la population au mercure et davantage de soutien financier pour les meilleurs pratiques en communication des risques auprès des groupes de population vulnérables ».

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