Bruxelles, 09/02/2006 (Agence Europe) - La Russie sera sous pression, vendredi et samedi à Moscou, lors de la réunion des ministres des Finances du G8, sur la question de la sécurité énergétique. Les Européens espèrent pousser Moscou à ratifier le traité sur la Charte de l'énergie qu'elle a seulement signé: ce traité, entré en vigueur le 16 avril 1998, offre un cadre juridique permettant de promouvoir la coopération à long terme dans le domaine de l'énergie en se fondant sur les principes énoncés dans la Charte européenne de l'énergie, et un protocole du Traité sur le transit des matières et produits énergétiques permettrait à d'autres producteurs gaziers russes d'accéder aux pipelines, dont la compagnie d'Etat Gazprom a pour l'instant le monopole. Certains objectifs identifiés par le mémorandum français sur l'énergie (EUROPE n° 9115) ont été transmis par Thierry Breton à son homologue russe, Alexei Kudrin, pour inciter Moscou à franchir ce pas. La Commission européenne est, bien sûr, favorable à une ratification du Traité, qui créerait un forum de résolution des conflits d'approvisionnement, souligne un porte-parole. Ce point sera aussi à l'ordre du jour de la réunion des ministres de l'Energie du G8, les 15 et 16 mars à Moscou, et du Sommet du G8, en juillet à Saint-Pétersbourg.
Les ministres des Finances traiteront aussi ce week-end de l'amélioration du fonctionnement des marchés pétroliers, de l'aide au développement des maladies infectieuses et de la lutte contre le financement du terrorisme. Des représentants chinois, indiens, brésiliens et sud-africains participeront samedi au déjeuner de travail, consacré surtout au commerce international. La Banque mondiale, le Fonds monétaire international, ainsi que la Commission, par le biais de Joaquin Almunia, seront à Moscou.