Bruxelles, 06/10/2005 (Agence Europe) - Développer les « oreilles » de la Commission, renforcer la dimension politique de la communication à l'égard des citoyens, et adapter le contenu au public ciblé, tels sont les principes qui sous-tendent les trois initiatives qu'entend mener en parallèle la vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie de communication Margot Wallström, à savoir: le « plan d'action », adopté le 20 juillet dernier (EUROPE n° 8995), le Livre Blanc sur la communication qui sera présenté d'ici la fin de l'année, la communication sur le « plan D », prévue pour le 12 octobre prochain. Un échange de vues avec la commission de la culture et de l'éducation du Parlement européen, mardi, a permis à la Commissaire Wallström de fournir quelques précisions sur l'action que la Commission veut lancer pour renforcer « modestement et humblement » la confiance des citoyens (voir EUROPE n° 9041 au sujet de la rencontre de Mme Wallström avec la commission constitutionnelle). Le Livre blanc sur la communication entend établir une politique à part entière et s'inscrit dans l'objectif de renforcer la démocratie, a affirmé Mme Wallström, qui a annoncé que la Commission lancera une vaste consultation avec les Etats membres, la société civile, les institutions communautaires, les experts et les médias nationaux et régionaux. Le rôle de la Commission et du Parlement européen doit être de soutenir les Etats membres pour qu'ils engagent la réflexion souhaitée après l'interruption du processus de ratification de la Constitution, et la communication sur le « plan D » devra fournir des outils pour susciter le dialogue sur l'avenir de l'Europe, mais il faut « un plus grand engagement des Etats membres, et ce serait contre-productif de diriger le débat à partir de Bruxelles », a averti Mme Wallström. La Commissaire espère aussi pouvoir surmonter rapidement les problèmes budgétaires pour donner des moyens à cette politique.
Les députés ont surtout fait valoir le besoin d'information mutuelle, entre les gouvernements et les citoyens, le plan d'action s'appuyant sur le travail des bureaux de la Commission dans les Etats membres, mais aussi sur les contacts entre la Commission et les citoyens, « car on ne peut pas utiliser les antennes dans les Etats membres comme seuls relais », a fait valoir Manolis Mavrommatis (PPE-DE, grec). Il faut définir le message que l'on veut transmettre à l'extérieur (« L'UE fait-elle partie du problème ou de la solution ? », s'est interrogée la verte allemande Helga Trüpel), mais il faut voir aussi ce qu'on fait des messages qui nous viennent des citoyens. Certains députés ont souligné l'importance de la communication à l'égard des femmes, notamment parce qu'une majorité d'entre elles ont voté « non » au référendum aux Pays-Bas, ce qui montre selon eux que les enjeux ne sont pas clairement expliqués.