Bruxelles, 02/09/2005 (Agence Europe) - Le groupe des Verts/ALE au Parlement européen estime que la Commission a continué de faire « fausse route » en décidant le 30 août d'autoriser l'importation et la mise sur le marché du colza génétiquement modifié GT73 de Monsanto (EUROPE n° 9017). La Française Marie-Anne Isler Béguin affirme dans un communiqué: « cette décision n'est pas surprenante dans la mesure où la Commission continue à faire aveuglément confiance aux avis de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et plus encore aux études prétendument scientifiques des sociétés multinationales dont la société Monsanto fait partie ». « La Commission continue à jouer la même musique à partir d'une partition pleine de fausses notes. Parmi celles-ci, on peut identifier la faiblesse de l'argumentaire scientifique développé par Monsanto (…) », déclare sa compatriote Marie-Hélène Aubert, pour qui « rien ne prouve que les gènes de résistance aux antibiotiques streptomycine et spectinomycine utilisés dans le vecteur de transformation du colza ne se retrouveront pas dans le produit final, alors que ces gènes de résistance aux antibiotiques sont interdits par l'UE depuis le 31 décembre 2004 ».
Depuis plusieurs mois, les Verts/ALE n'ont eu de cesse de demander à la Commission de reporter ses décisions en matière d'OGM et d'exiger de l'EFSA des avis scientifiques plus rigoureux que ceux rendus depuis sa création en 2002.
Les Verts appellent les 25 Etats membres de l'UE à interdire ce colza transgénique en invoquant la clause de sauvegarde prévue (article 23 de la directive 2001/18) et exhortent le PE à décider lui-même de procéder à ses propres expertises scientifiques en matière d'OGM.