Santander, 02/09/2005 (Agence Europe) - L'instauration d'une contribution sur les billets d'avion destinée à financer la coopération au développement est une « option raisonnable », dans la mesure où il s'agit d'une « taxe modeste », qui reste « à discrétion des Etats membres », a déclaré Jacques Barrot à EUROPE, en marge des cours d'été de l'université de Santander organisés par le Président Borrell (voir autres nouvelles). Bien que les compagnies aériennes soient « extrêmement hostiles », et malgré sa position de Commissaire chargé des transports, M. Barrot a reconnu vendredi le bien-fondé et les avantages multiples d'une telle contribution volontaire, qui peut rapporter gros. Avec la flambée des prix du pétrole, la véritable question est « à quel moment l'introduire ? », se demande M. Barrot, jugeant qu'une « mise en place progressive et optionnelle (d'une telle contribution) peut être acceptable, à condition qu'il y ait une affectation certaine et surveillée ». Réaffirmant l'importance d'un cadre communautaire et sans écarter d'autres modes de financement additionnel de l'aide au développement, M. Barrot a confirmé que la Commission, qui reste divisée sur cette question, ne fera pas de propositions et se limitera à compléter les analyses techniques, très progressivement établies, sur les aspects volontaires de cette contribution (EUROPE n° 9018 et 8971). Avant le Conseil Ecofin informel des 9 et 10 septembre, qui abordera cette question à Manchester, le Commissaire n'a pas semblé convaincu de la possibilité d'arriver à une position commune européenne qui puisse être présentée au Sommet de l'ONU à New York, du 14 au 16 septembre (voir EUROPE n° 9016 au sujet de l'intention du président Chirac de défendre cette forme de financement de l'aide au développement lors du Sommet des Nations unies).