02/09/2005 (Agence Europe) - Le ministre néerlandais de l'Agriculture, Cees Veerman, s'est expliqué jeudi devant la chambre basse du parlement des Pays-Bas à propos de ses liens avec son exploitation agricole en France, avec laquelle il aurait dû couper les ponts en vertu des règles d'éthique gouvernementale (EUROPE n° 9017). M. Veerman a admis avoir commis une « imprudence » en signant des documents concernant la gestion de la société « Douce-France », gestionnaire de sa propriété en Dordogne (sud-ouest de la France). Le parti social-démocrate (PvDA) et les Verts (GroenLinks) ont demandé une enquête de la Cour des comptes à ce sujet. La mise en cause de M. Veerman découle d'un récent rapport d'une association britannique dans lequel figure le nom de responsables politiques ayant touché des subventions au titre de la Politique agricole commune (PAC). Les sociétés de M. Veerman auraient perçu 190 000 euros en 2004.