Bruxelles, 08/04/2005 (Agence Europe) - Plusieurs élus européens de la Lega Nord d'Umberto Bossi se sont indignés que, en Italie, la Constitution européenne ait été ratifiée par la voie parlementaire, sans référendum. Lors du vote de mercredi au Sénat italien, plusieurs des 16 « non » ont été ceux des sénateurs de la Lega Nord (contre 217 oui: voir EUROPE N.8922). Jeudi, dans un communiqué, le député européen de la Lega Mario Borghezio considère « monstrueux qu'en Italie, une décision si grave soit soustraite au contrôle populaire, pour laisser parler encore une fois les habituels et puissants lobbies et partis ». Deux autres élus européens, Francesco Speroni et Matteo Salvini, protestent: en Italie, on a voulu « délibérément priver les citoyens de la possibilité de s'exprimer directement sur un document qui pèsera lourdement sur leur avenir » .
Alfredo Antoniozzi, député européen de Forza Italia, estime au contraire que la ratification italienne doit être un signal pour la France, mais aussi pour les Pays-Bas, appelés à voter » seulement quelques jours après le référendum français ». Selon lui, l'Italie devrait faire œuvre de « médiation en faveur du « oui » dans d'autres pays où, entre autres, il y a une extrêmement forte présence de citoyens d'origine italienne ». Et d'ajouter: « Justement en France et au Royaume-Uni (autre pays à risque), on compte des Italiens par des dizaines de milliers, et le rôle des consulats et des instituts italiens de culture est donc important ».