Bruxelles, 23/02/2005 (Agence Europe) - Le Commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, est arrivé à Pékin mercredi pour une visite de quatre jours en Chine où il doit notamment rencontrer le ministre du commerce Bo Xilai et le vice-premier ministre chinois, Wu Yi. « Je ne vois pas de défi stratégique plus grand pour l'Europe que de comprendre l'essor spectaculaire de la Chine et de renforcer étroitement nos liens avec elle », a indiqué M. Mandelson avant son départ. Le Commissaire entend profiter de sa visite pour mettre l'accent sur la nécessité de créer un nouveau partenariat stratégique entre l'UE et la Chine. « Je crois que les Européens doivent mieux percevoir que la Chine assume les responsabilités qui vont de pair avec son nouveau poids politique et commercial dans le monde », a-t-il estimé, ajoutant que la Chine avait « un intérêt énorme à renforcer un système commercial fondé sur des règles ». Lors du dernier sommet UE-Chine du 8 décembre dernier, les deux parties - l'Union est le plus grand partenaire commercial de la Chine qui est elle-même le deuxième partenaire commercial des Vingt-cinq - ont décidé de définir un nouveau cadre pour renforcer leur partenariat (voir EUROPE du 9 décembre 2004, p. 4). Ce projet doit, pour M. Mandelson, comprendre des volets ambitieux en matière de commerce et d'investissement. D'autre part, avec la levée des quotas sur les exportations de textile le 1er janvier dernier, la Chine joue un rôle clé pour s'assurer que ses exportations textiles n'augmentent pas de façon incontrôlée. « Nous pouvons tous bénéficier de la libéralisation des textiles, mais une certaine modération et prudence dans le taux de croissance des exportations chinoises aidera à assurer un ajustement harmonieux au nouvel environnement commercial mondial », a précisé M. Mandelson. Par ailleurs, précisant que « la question de la levée de l'embargo européen sur les armes à la Chine n'est pas au programme de la visite de M. Mandelson », sa porte-parole, Claude Veron-Reville, a admis que le Commissaire « pourrait rappeler aux autorités chinoises la position européenne » sur ce sujet.