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Bulletin Quotidien Europe N° 8739
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/ droits de l'homme

Amnesty International propose un représentant spécial de l'UE pour les droits de l'Homme

Bruxelles, 01/07/2004 (Agence Europe) - A la veille du début de la Présidence néerlandaise, Amnesty International a présenté à la presse, le 29 juin à La Haye, un document intitulé « Réduire l'écart entre rhétorique et pratique: recommandations d'Amnesty International à la Présidence néerlandaise de l'UE ».

Alors que les droits humains sont plus que jamais piétinés partout sur la planète (en particulier, révélations de torture de prisonniers en Irak), Amnesty International appelle de tous ses vœux l'Europe à se faire entendre sur la scène internationale et à agir de manière formelle pour la défense des droits humains dans le monde. « De tous les acteurs importants de la scène mondiale, l'UE est sans doute la mieux placée pour prendre la tête d'un mouvement capable d'affronter la crise que connaissent les droits humains partout dans le monde », a affirmé M. Oosting, le directeur du bureau européen d'Amnesty International. Toutefois, a-t-il ajouté, « cela implique beaucoup plus que la simple réaffirmation de certaines valeurs et de brèves références aux droits humains ». A cette fin, l'organisation plaide pour la nomination d'un représentant spécial de l'UE pour les droits de l'homme. Elle constate en effet que dans ses relations avec les pays tiers, l'UE a bien du mal à appliquer la clause « droits de l'homme » et les orientations qu'elle a adoptées à ce sujet au cours des dernières années passées. Quant à l'engagement à « enraciner les droits humains » au cœur des autres politiques, cela reste un vœu pieux.

Parmi les principales recommandations majeures détaillées dans ce document de 18 pages figure un appel pour que l'Agence européenne des droits de l'Homme, dont la création a été proposée par le Conseil en décembre 2003, se concentre sur « l'observation du respect des droits humains à l'intérieur de l'UE ». Selon Amnesty International, depuis cinq ans, « on a perdu du terrain »: les engagements de protection des droits de l'homme affirmés dans l'agenda de Tampere en 1999 se sont évaporés, la campagne antiterrorisme n'a pas intégré les garanties essentielles des droits de l'homme, et la Charte européenne des droits fondamentaux a encouragé l'autosatisfaction plutôt que l'obligation de rendre des comptes. En d'autres termes, a conclu M. Oosting, « nous avons pu constater un fossé grandissant entre l'urgence déclarée de la lutte contre le terrorisme et l'immigration illégale et l'engagement en faveur du respect des droits humains. Il est temps à présent, pour l'UE, de corriger ce déséquilibre ». (Le document est disponible sur le site http://www.amnesty-eu.org ).

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