Bruxelles, 25/03/2004 (Agence Europe) - Le Président du Parlement européen, Pat Cox, a participé jeudi matin à Bruxelles avec le Premier ministre irlandais Bertie Ahern et avec le Président de la Commission européenne Romano Prodi à une réunion de préparation du Sommet de printemps (ce type de rencontre interinstitutionnelle est devenu récemment une habitude: NdlR). Ensuite, il était parmi les participants au sommet des leaders libéraux (voir pages 3 et 4).
Pat Cox a par ailleurs participé jeudi soir à la discussion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE élargie sur la réponse européenne au terrorisme, puis à leur dîner consacré aux perspectives de relance de la CIG sur la Constitution européenne (vendredi matin, il devait avoir sa traditionnelle rencontre avec les participants au Conseil européen, à l'ouverture de leurs travaux).
Avant le débat sur la CIG, Pat Cox a insisté dans un communiqué: "le moment d'un accord sur le traité constitutionnel est venu, et c'est maintenant. Mon impression est qu'il y a un changement de climat et une disponibilité au compromis sur les questions qui avaient bloqué le dernier sommet de Bruxelles. Personne ne veut un autre "week-end perdu" à Bruxelles comme en décembre dernier. Un deuxième échec minerait ultérieurement la confiance du public dans le projet européen (...). Je crois que les éléments d'un compromis (...) sont maintenant à la portée de la main. J'invite le gouvernement irlandais à faire les pas concrets nécessaires pour conclure les négociations de manière positive sous présidence irlandaise".
Selon le président irlandais du Parlement européen, une percée maintenant prouverait de manière convaincante que l'Union à 25 a "la volonté de travailler ensemble et de progresser (...). Et s'il y a la volonté d'avancer, nous devrions le faire vite". Pat Cox ajoute donc: "Mon appel aux leaders de l'UE est simple: allez-y, aussi vite que possible. Au Parlement européen, nous pensons que l'objectif devrait être un accord avant les élections européennes (...). Les difficultés que nous avons observées au cours des derniers mois (...) à propos de la Constitution ne deviendront pas plus faciles avec le temps".
Le Président Cox avait lancé un appel à un front commun contre le terrorisme, mercredi lors de sa participation, à Madrid, aux obsèques des victimes de l'attentat du 11 mars.