Bruxelles, 30/06/2003 (Agence Europe) - Contrairement aux organisations agricoles (EUROPE du 28 juin 2003, p.17), la Confédération des industries agro-alimentaires de l'UE (CIIA) estime dans un communiqué que l'accord sur la réforme de la politique agricole commune (PAC) servira les intérêts du secteur et améliorera la position de l'UE dans les négociations de l'OMC. Pour la CIIA, « ce sera maintenant aux pays partenaires de l'OMC de faire un pas vers un possible compromis ». Elle estime que la marge de manœuvre dégagée par la réforme dans l'agenda de développement de Doha « ne doit être utilisée par les négociateurs européens qu'en échange de concessions équivalentes de la part des partenaires à l'OMC ».
Les dispositions retenues sur le découplage des aides « constituent un pas décisif vers l'ouverture du secteur agricole européen aux forces du marché », écrit cette organisation, qui rappelle que les changements apportés aux propositions initiales (découplage total) « sont une réponse du Conseil aux préoccupations de certains secteurs quant à l'impact sur leur approvisionnement en matières premières ». La CIAA note, toutefois, que le résultat relativement complexe du Conseil « ne permettra sans doute pas de simplifier comme souhaité les instruments de la politique agricole ». Elle se réjouit du lien établi entre le paiement des aides découplées et le respect des normes européennes et des bonnes conditions agricoles, et soutient le renforcement des mesures de développement rural. « L'accord auquel les ministres sont parvenus répond à l'objectif à long terme de l'industrie agro-alimentaire qui vise à promouvoir une agriculture compétitive, efficace et durable en Europe », a affirmé le président de la CIAA, Jean Martin.