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Bulletin Quotidien Europe N° 8487
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

Un rapport de la Commission souligne les progrès de l'agriculture portugaise mais note la persistance de faiblesses structurelles

Bruxelles, 20/06/2003 (Agence Europe) - En dépit de progrès globalement réguliers et de succès dans certains secteurs, des carences structurelles continuent d'entraver le développement de l'agriculture portugaise, selon un rapport adopté jeudi par la Commission européenne et élaboré à la demande du Conseil européen, à la suite d'une demande du Portugal lors du sommet de Copenhague en décembre 2002. Il révèle que l'agriculture portugaise reste en proie à certains problèmes spécifiques. L'activité économique et le revenu par unité de travail demeurent très faibles malgré une progression constante, essentiellement en raison de la dotation insuffisante des exploitations agricoles portugaises en terres et en capital, et d'un fort sous-emploi endémique dans ce secteur. Selon l'évaluation de la Commission, la spécificité des problèmes de l'agriculture portugaise n'est pas seulement imputable à des difficultés d'adaptation structurelle déjà anciennes, mais elle tient aussi à la manière dont la PAC est appliquée actuellement au Portugal. Globalement, la Commission espère que l'agriculture portugaise devrait tirer parti des nouvelles perspectives offertes par les différents éléments de l'actuelle proposition de réforme de la PAC.

La Commission reconnaît en particulier que l'importance économique particulière du secteur laitier pour les Açores et les problèmes liés au développement de la production laitière dans cette région méritent une attention particulière.

Une caractéristique importante de l'évolution de l'agriculture portugaise au cours de la dernière décennie a été le changement observé dans l'utilisation des terres, avec le passage des cultures arables, très faiblement productives, à l'élevage extensif, fondé notamment sur un développement du troupeau des vaches allaitantes. Ce mouvement a été favorisé par des mesures particulières en faveur du Portugal et semblerait, selon la Commission, mieux correspondre à la situation de beaucoup de ses régions défavorisées. En conséquence, elle se dit disposée à étudier la manière dont cette évolution positive pour le Portugal pourrait continuer à être encouragée à l'avenir.

La Commission recommande par ailleurs qu'une attention particulière soit portée aux effets de la réforme sur la production agricole dans les zones défavorisées, nécessité d'autant plus impérieuse qu'il s'agit aussi, dans bien des cas, de zones revêtant un grand intérêt, eu égard à leur patrimoine naturel. Elle note aussi que, pour le Portugal, "il faut en l'occurrence être singulièrement attentif à l'élevage extensif des vaches allaitantes et à l'élevage ovin".

D'après le rapport, des mesures économiques comme celles que prévoient le programme destiné aux zones défavorisées ou le programme agro-environnemental peuvent jouer un rôle déterminant dans le nécessaire soutien des exploitations portugaises en procurant un revenu partiel, pendant la période où la restructuration du secteur devra se poursuivre. C'est pourquoi la Commission se déclare tout à fait ouverte à l'idée selon laquelle l'aide dont bénéficie le Portugal pourrait être renforcée au titre du développement rural.

Et la Commission de conclure que les actions essentielles en faveur de l'agriculture portugaise dans les années à venir devraient répondre à la nécessité: - de relancer et d'accélérer les adaptations structurelles; - d'encourager le développement d'une agriculture durable, adaptée aux besoins du marché et axée sur la qualité; - d'améliorer la durabilité et la compétitivité des zones rurales.

Etant donné les faiblesses structurelles de son agriculture, le Portugal a bénéficié de mesures transitoires spécifiquement adaptées à ses besoins après son adhésion en 1986. Dès 1991, les prix et les aides dans ce pays étaient alignés sur les niveaux communautaires. La réforme de la PAC intervenue en 1992 a été pleinement appliquée au Portugal, assortie toutefois d'un certain nombre de conditions spéciales. Dans le cadre de la réforme Agenda 2000, le Portugal a bénéficié de dispositions spécifiques: relèvement du prix plafond pour le blé dur, extension des superficies irriguées dans le secteur des céréales, plafonds revus à la hausse en matière de primes bovines, proportion élevée de zones défavorisées. A l'heure actuelle, l'UE octroie des aides spécifiquement destinées aux secteurs des produits laitiers et de la viande bovine dans les Açores, notamment pour permettre au secteur laitier de poursuivre sa restructuration.

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