Bruxelles, 04/06/2003 (Agence Europe) - Il sera difficile pour la Présidence d'arriver jeudi, comme elle le souhaiterait, à l'adoption par le Conseil Justice et affaires intérieures de conclusions sur le partage des coûts du contrôle de l'immigration illégale et des frontières. Si ce débat n'est pas nouveau entre les Etats membres, ce n'est en effet que mercredi que leurs représentants permanents ont pu tenir leur première discussion sur les orientations proposées seulement la veille par la Commission (EUROPE du 3 juin, p.12). Plusieurs Etats membres ont confirmé leur position de principe. Certains (notamment l'Allemagne, la Suède, et les Pays-Bas) se sont montrés plus que réticents à ce que les conclusions du Conseil mentionnent l'augmentation du budget consacré à ces politiques dans les prochaines perspectives financières, après 2006. En revanche, l'Espagne, la Grèce et l'Italie, insistent fortement sur le partage des coûts, de même que la Commission. Il n'y a pas vraiment de réaction sur la proposition d'augmenter de 140 millions d'euros le budget de la période actuelle. "Il est vrai qu'il sera difficile pour les ministres JAI d'arriver à un accord", a admis la Présidence devant la presse mercredi. Jeudi, au Conseil, la Présidence va faire plancher les ministres sur ce sujet, quitte à le reprendre plus tard, en même temps que les deux autres thèmes: asile et intégration (EUROPE du 3 juin, p.12). Ces textes seraient examinés à nouveau au Coreper et au groupe de travail Scifa la semaine prochaine, avant d'être, si possible, adoptés par le Conseil Affaires générales, si les Quinze se mettent d'accord avant le Sommet de Thessalonique.
Devant la presse le matin, puis au Coreper un peu plus tard, la Présidence a sévèrement critiqué le retard pris par la Commission pour la présentation de ses trois communications, estimant que ce retard "inacceptable" avait empêché les nécessaires travaux préparatifs au Conseil.