login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8456
Sommaire Publication complète Par article 23 / 46
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil audiovisuel

Le Conseil a progressé sur la voie de la révision de la directive Télévision sans frontières

Bruxelles, 06/05/2003 (Agence Europe) - Présidé par Christos Protopapas, le Conseil Audiovisuel de l'UE (auquel participaient les représentants des futurs pays membres de l'UE) a discuté le 6 mai d'un document portant en particulier sur trois questions en vue d'un réexamen de la directive "Télévision sans frontières" (TVSF): 1) l'accès aux événements d'importance majeure pour la société; 2) la protection des intérêts généraux dans la publicité télévisée, à la lumière des évolutions les plus récentes dans ce secteur; 3) les mesures éventuelles à prendre au niveau communautaire en ce qui concerne la transmission de courts extraits d'événements non couverts par la directive. "Le débat a dessiné un nouveau chemin vers la révision de la directive TVSF. Nous avons besoin d'harmonisation en matière d'accès aux événements, de rôle social des médias et des cultures, d'accès de tous à ces activités, de droit de tous à l'information. Nous avons parlé de viabilité des organisations de télévision. Le dialogue a commencé", a souligné à l'issue des travaux le Président Protopapas. "Cette législation est très compliquée et très importante pour la liberté de diffusion en Europe et pour la protection des droits de nos citoyens", a enchaîné Viviane Reding en annonçant qu'elle présentera, fin 2003 - début 2004 une communication sur "l'avenir de la politique audiovisuelle en Europe", accompagnée le cas échéant de propositions de révision de la directive.

Au cours de l'échange de vues, le Luxembourg a demandé "des lois moins restrictives en matière de publicité", disant que les nouvelles technologies doivent "respecter les principes généraux de la directive" et les consommateurs. L'Allemagne estime que "la nouvelle directive doit s'adapter aux nouvelles technologies" (tout comme l'Autriche, le Royaume-Uni, le Danemark et Malte) et qu'il faut "avoir un équilibre, en ce qui concerne la publicité, entre la protection des consommateurs et les financements des industries". Pour l'Italie, "cette révision doit se faire avec beaucoup de précaution". Elle pose la question du copyright pour la TV satellite et demande "des sanctions plus légères et plus de flexibilité pour ceux qui investissent dans la publicité", ce que souhaite également la Grèce. La Suède a insisté sur "l'importance d'un service public fort et indépendant". La Finlande a plaidé en faveur d'une "législation générale sur le droit des consommateurs qui devrait être appliquée aux médias". L'Irlande a qualifié cette directive "de très bonne". L'Espagne a souligné, à propos de la publicité, qu'il "faut prendre en considération l'évolution du marché", et que le plus important, c'est l'autorégulation. Le Portugal, qui estime qu'il ne faut pas modifier la directive, a fait référence (tout comme la France) à la convention du Conseil de l'Europe sur la TVSF. Pour la Belgique, ce qui compte, c'est surtout de "défendre la production audiovisuelle européenne et la diversité culturelle": elle a rappelé que "la télévision et le cinéma ont été créés pour le public".

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE