Bruxelles, 26/03/2003 (Agence Europe) - Alors que les négociations sur l'agriculture restent dans l'impasse, cinq jours avant l'échéance prévue pour un accord sur les modalités de la future réforme, l'UE semble se préparer à rater le rendez-vous du 31 mars que se sont également fixé les 145 pays membres de l'OMC, pour la présentation de leurs offres d'ouverture du marché des services. "Nous voulons dédramatiser les dates butoirs et mettre l'accent sur l'attrait du paquet", a-t-on indiqué mercredi à Bruxelles, en laissant entendre que l'offre européenne - fortement médiatisée et mise en question par les ONG - pourrait se faire attendre quelques semaines de plus. A ce stade des consultations intracommunautaires, la Commission européenne n'a pas encore "identifié les poches de résistance" au sein du Conseil, compte tenu de nombreux malentendus qu'elle devait d'abord dissiper, notamment les extrapolations faites par certains sur le terrain sensible de l'immigration à partir de la réponse "intéressante" qu'elle propose de faire à des pays en développement pour accueillir des travailleurs qualifiés (interprètes, informaticiens, etc.) ponctuellement et temporairement. "Cela n'a rien à voir avec l'immigration - il a fallu beaucoup d'explications", souligne-t-on à la Commission. Les consultations ne devraient entrer dans le vif du sujet que ce vendredi au niveau du comité 133 du Conseil et pourraient se prolonger, "s'il le faut" jusqu'au Conseil du 14 avril. Mais déjà vendredi, "nous aurons une image plus claire", indique-t-on de même source.