Bruxelles, 26/03/2003 (Agence Europe) - Le Mouvement fédéraliste européen italien a, lors de son congrès à Florence (du 21 au 23 mars), adopté une motion sur le futur semestre de présidence italienne du Conseil de l'UE et sur "les responsabilités de l'Italie", rappelant que, dans le passé, les présidences italiennes ont "souvent coïncidé avec des progrès fondamentaux de l'intégration européenne et avec le renforcement démocratique des institutions communautaires". Le prochain semestre sera "décisif", souligne la motion en faisant allusion aux travaux en cours à la Convention européenne. Or, regrettent les fédéralistes italiens, l'action des représentants du gouvernement italien au sein de la Convention va "dans un sens nettement intergouvernemental, avec des propositions qui s'identifient à un modèle d'Europe des nations voulu par l'ensemble des partis qui adhèrent à l'UEN - parmi lesquels Alleanza nazionale - et par la Lega Nord, ainsi que par d'éminents ministres de Forza Italia, plutôt qu'avec les propositions appuyées par la majorité de la Convention et aussi par le PPE". Le gouvernement italien actuel "s'est éloigné de la traditionnelle ligne politique européenne" de notre pays, disent les fédéralistes.
Le Mouvement fédéraliste: - considère indispensable que l'Italie propose des réformes européennes ambitieuses "en suivant l'indication du Président de la République Carlo Azeglio Ciampi en faveur d'une initiative commune des six pays fondateurs au sein de la Convention" (voir plus haut); - décide de créer un "comité de vigilance" sur les travaux de la Présidence italienne, qui servira aussi pour coordonner une "série d'actions de pression fédéraliste"; - demande, avant la phase finale des travaux de la Convention, un débat et un vote à la Chambre et au Sénat sur la ligne suivie par le gouvernement italien au sujet de la Constitution européenne.