Bruxelles, 17/03/2003 (Agence Europe) - Le débat des ministres de l'Agriculture de l'UE sur la réforme de la Politique agricole commune, lundi après-midi, n'a pas permis de réaliser des avancées sur ce dossier que la présidence et la Commission souhaitent boucler pourtant en juin. Seuls Royaume-Uni, Danemark, Suède et, dans une moindre mesure, Allemagne ont soutenu la plupart des éléments du paquet de la Commission. Une majorité est favorable à une prorogation du régime des quotas laitiers jusqu'en 2015 et jugent prématurées les mesures proposées. Italie et Danemark demandent la fin des quotas laitiers après 2008. A quelques exceptions près (Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas, Allemagne et Danemark), la réduction de 5% du prix d'intervention dans le secteur des céréales a été fortement critiquée ; la Suède a même demandé un "démantèlement" des aides dans ce secteur. Des pays ayant des intérêts particuliers ont jugé trop brutale la suppression de l'intervention pour le seigle (Allemagne, Finlande et Pays-Bas) et ont refusé les propositions sur le blé dur (Portugal, Grèce, France, et surtout Italie).