22/11/2002 (Agence Europe) - Des syndicalistes italiens ont exprimé leur surprise après avoir appris du président Prodi que le gouvernement Berlusconi n'a présenté à la Commission aucun plan de sauvetage pour Fiat, qui vient d'annoncer le licenciement de 8.000 personnes. S'exprimant lors d'une audition sur la crise de la Fiat organisée par le groupe GUE/NGL en marge de la plénière à Strasbourg, le représentant de l'UILM-UIL, Vincenzo Comella, a plaidé contre la fermeture des usines de Arese et Termino Imerese dans Mezzogiorno: cette fermeture serait le synonyme d'une désertification économique et sociale, alors que "Fiat est arrivée, a cimenté, a détruit la zone et qu' il n'est plus possible aujourd'hui de revenir en arrière, de retourner à l'agriculture ou au tourisme". Selon le député européen Fausto Bertinotti (Rifondazione communista), le PE devrait soutenir la mise en place d'un plan d'innovation sociale et de défense de l'emploi existant.