login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8269
Sommaire Publication complète Par article 17 / 31
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/commerce

Pascal Lamy salue le feu vert du Sénat au "Fast Track"

Bruxelles/Washington, 02/08/2002 (Agence Europe) - Pascal Lamy, le Commissaire européen en charge du Commerce, s'est chaleureusement félicité du « feu vert » du Sénat américain à la carte blanche commerciale que George W.Bush et son Administration se sont employés à obtenir depuis leur entrée en fonction, voici dix-huit mois. Plus connue sous le nom de « Fast Track », l'Autorité constitutionnelle de promouvoir le commerce permet à l'Exécutif de négocier des accords commerciaux sans craindre de voir torpiller ses efforts par le Congrès, comme ce fut plus d'une fois le cas pendant l'ère Clinton. En renonçant ainsi, une semaine après la Chambre des Représentants, à leur pouvoir d'amender ces accords impliquant des changements législatifs, qu'ils soient bilatéraux, régionaux ou multilatéraux, les sénateurs acceptent de se limiter pendant cinq ans à les entériner ou les rejeter en bloc. Cette décision, qui n'attend plus que la signature du Président pour être mise en oeuvre, « élimine une pierre d'achoppement importante, en particulier pour l'Agenda de développement de Doha », a souligné M.Lamy, en espérant qu'elle sera « utilisée pour générer un réel élan dans cette négociation ». « C'est une victoire à marquer d'une pierre blanche (…) pour le peuple américain, pour notre économie et pour le monde », s'est enthousiasmé son homologue Robert Zoellick. Alors que durant les 8 années sans Fast Track, « l'Amérique a reculé » et ses produits d'exportations « des tracteurs jusqu'aux French fries (la frite) - ont été expulsés de certains marchés », le Représentant au commerce pense que les Etats-Unis sont maintenant en mesure de conclure des accords commerciaux avec le Chili et Singapour d'ici quelques mois, de « promouvoir notre agenda pour le nouveau Cycle mondial, y compris nos récentes propositions en vue d'une réforme agricole de longue haleine et nos initiatives agressives sur les services et l'industrie », de procéder immédiatement à l'ouverture de leur marché aux pays en développement d'Amérique latine, Afrique et Caraïbes, de lancer de nouvelles négociations de libre échange avec l'Amérique centrale et le Maroc, et peut être aussi avec l'Australie et l'Afrique du Sud, et de mettre la pression pour boucler les négociations panaméricaines d'ici la fin de 2004… Bref, «nous pouvons nous remettre à notre tâche la plus cruciale qui est d'étendre nos marchés à l'étranger au profit de nos agriculteurs, travailleurs et familles », a conclu M. Zoellick.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE