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Bulletin Quotidien Europe N° 8252
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/industrie

L'UNICE plaide en faveur d'une industrie manufacturière européenne forte et compétitive et réclame des décisions politiques

Bruxelles, 10/07/2002 (Agence Europe) - Dans la perspective du séminaire de la Commission européenne qui s'est tenu mercredi, l'UNICE a adopté le 4 juillet une "prise de position" dans laquelle elle énumère les domaines où elle estime nécessaire que l'Union agisse pour renforcer la compétitivité de l'industrie manufacturière européenne. Le lobby européen du monde des affaires demande en particulier un environnement réglementaire de meilleure qualité, la promotion de l'innovation technologique, la disponibilité d'un personnel compétent, l'accès aux infrastructures de base à des prix compétitifs, une meilleure évaluation de l'impact de la législation sur l'environnement en regard de la compétitivité des entreprises, un meilleur accès aux marchés mondiaux et des conditions équitables de concurrence sur le plan international.

Environnement réglementaire. Bien qu'elle reconnaisse que des progrès aient été accomplis en la matière, l'UNICE plaide en faveur d'une simplification et d'une amélioration de la qualité de l'environnement réglementaire des entreprises. Elle demande en particulier une législation sociale prenant en considération les besoins de flexibilité du personnel employé par l'industrie, un renforcement de la politique européenne de la concurrence (et s'oppose donc à la politique préconisée par la Commission, considérant qu'elle va dans le sens d'une "renationalisation" de la politique de concurrence), et l'abaissement du niveau de la fiscalité des entreprises, en particulier dans certains Etats membres.

Promotion de l'innovation technologique. Si l'UNICE se félicite de l'engagement pris au Sommet de Barcelone par les Etats membres de consacrer 3 % de leur PIB à la R&D d'ici 2010 (contre 1,7 % actuellement), elle considère en revanche que des efforts supplémentaires sont nécessaires dans les domaines suivants: - encouragement de l'entrepreneuriat et du développement de l'intérêt des jeunes pour les sciences naturelles et l'ingénierie; - adoption du brevet communautaire; - élimination des obstacles au développement du marché; - amélioration des conditions fiscales et de financement en faveur de l'innovation; - amélioration de l'efficacité des dépenses, en particulier dans les activités publiques de recherche.

Compétences. Partant du principe qu'une industrie compétitive se fonde sur un personnel qualifié et performant, l'UNICE considère que la Commission sous-estime le rôle joué par le capital humain dans la contre-performance de l'UE soulignée par le rapport 2002 sur la compétitivité. Elle appelle donc à: - une meilleure qualité de la formation technique et scientifique; - l'adoption de stratégies d'apprentissage "tout au long de la vie" et à la promotion de la mobilité des ressources humaines en Europe; - au recours au capital humain des pays tiers quand cela s'avère nécessaire pour faire sauter les goulets d'étranglement sur les marchés du travail.

Accès aux infrastructures. L'UNICE plaide en faveur d'un accès aux infrastructures de base à des prix compétitifs. En d'autres termes, elle invite l'UE à poursuivre le processus de libéralisation du secteur énergétique dans la perspective du développement durable et de la sécurité d'approvisionnement du continent. Elle demande aussi la poursuite du processus de libéralisation du rail, du transport aérien et des services portuaires, de manière à ce que l'industrie puisse bénéficier d'une logistique de transport moins onéreuse, c'est-à-dire comparable en termes de coûts à celle dont bénéficient les concurrents américains. En matière de transport, le lobby patronal appelle aussi une action de l'UE pour qu'elle accélère la réalisation des réseaux transeuropéens et élimine les derniers goulets d'étranglement. S'agissant des télécommunications, l'UNICE demande des mesures en faveur de la disponibilité rapide de l'Internet à large bande.

Environnement. D'une manière générale, l'UNICE invite les institutions européennes, qui ont reconnu la contribution de l'industrie à l'amélioration de la qualité de l'environnement, à mesurer de façon plus précise l'impact de leurs initiatives sur la compétitivité des entreprises et plaide aussi en faveur de l'auto-réglementation et des accords volontaires.

Accès au marché et concurrence. Notant que la compétitivité et la croissance de nombreuses entreprises européennes sont directement liées au commerce et à l'investissement, l'UNICE demande à l'Union de poursuivre les négociations dans le cadre de l'Agenda de Doha en vue d'aboutir à une plus grande libéralisation des marchés et à l'adoption d'une meilleure réglementation multilatérale.

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