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Bulletin Quotidien Europe N° 7881
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/cour des comptes

Rapport critique sur la gestion de l'aide extérieure, mais a priori favorable sur les dernières réformes entreprises par la Commission

Bruxelles, 15/01/2001 (Agence Europe) - Dans un rapport qui vient d'être rendu public, la Cour des Comptes européenne pointe le doigt sur "le grand nombre d'insuffisances" de la gestion par la Commission européenne des programmes d'aide extérieure de l'UE, mais porte un jugement a priori favorable sur les dernières réformes entreprises.

Des lacunes sont soulignées sur les trois aspects de l'aide extérieure abordés par le rapport: programmation, préparation des projets et rôle des délégations de la Commission.

La programmation par pays, tout d'abord, qui était beaucoup trop "centralisée" pour les pays d'Asie, d'Amérique Latine et du Bassin méditerranéen. "Les documents étaient principalement élaborés à Bruxelles, les délégations ou les autorités des pays bénéficiaires n'intervenant que très modestement. Cette procédure est inefficace, dans la mesure où elle ne permet pas d'exploiter pleinement les connaissances des délégations", affirme le rapport. Le jugement est plus positif pour les programmes dans les pays ACP, parce que "les délégations participent très activement au processus de programmation". Un problème est dénoncé dans tous les programmes par pays, "l'absence d'indicateur de performance", qui empêche une bonne évaluation des résultats.

La Cour soulève aussi des problèmes concernant la préparation et l'évaluation des projets, en critiquant le manque de préparation et d'évaluation des projets. L'adoption de la méthode de gestion par cycle des projets a tout de même "permis d'accroître quelque peu la qualité des travaux de préparation" des projets.

Enfin, la Cour salue le fait que "le rôle des délégations de la Commission se soit considérablement accru ces dernières années" (rôle politique, économique, culturel), mais elle critique le fait que leur participation au développement et au suivi des projets "s'en soit trouvée par conséquent réduite". Elle demande à la Commission de faire davantage participer les délégations aux projets et, surtout, de "définir précisément leur rôle et leurs responsabilités".

La Cour donne toutefois un certain satisfecit à la Commission, puisqu'elle estime que la nouvelle organisation (EuropAid) mise en place par la Commission devrait aider à pallier ces problèmes - à condition toutefois que la "nouvelle culture de gestion (soit) caractérisée par une plus grande souplesse et par une approche axée sur l'obtention de résultats". En effet, selon la Cour, "un grand nombre des insuffisances (…) peut être imputable à "la structure organisationnelle de la Commission, à ses procédures, à son utilisation des ressources humaines" et "au compartimentage du cycle de projets résultant de la mise en place du service commun Relex (SCR) qui a aggravé le problème". La Commission européenne s'est d'ailleurs félicitée des conclusions du rapport, critiques comprises, déclarant que les réformes qu'elle a entreprises visent précisément à corriger les problèmes soulignés par la Cour.

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