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Bulletin Quotidien Europe N° 7881
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/vache folle

Premier cas en Italie et en Autriche - La Commission étudie l'avis du Comité scientifique pour décider du sort des mesures bilatérales

Bruxelles, 15/01/2001 (Agence Europe) - L'apparition, pour la première fois, d'un cas de vache folle en Italie (samedi) et en Autriche (dimanche), deux des rares Etats membres jusqu'à présent restés à l'abri de l'épizootie (seules la Suède et la Finlande le sont encore), n'a pas semblé surprendre la Commission européenne. Commentant cette nouvelle, la porte-parole du commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs, David Byrne, a rappelé ce lundi que ces deux premiers cas n'étaient pas encore scientifiquement confirmés et que, s'ils venaient à l'être, "ce ne serait pas surprenant" étant donné que l'évaluation scientifique du risque géographique de l'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), fondée sur le commerce de farines animales entre le Royaume-Uni et les différents Etats membres, et publiée en juillet dernier par le Comité scientifique directeur, le CSD (voir EUROPE du 2 août 1999, p. 4), avait révélé que: 1) pour l'Autriche, le risque d'apparition de cas d'ESB était improbable mais ne pouvait être écarté; 2) pour l'Italie, le risque était susceptible d'être présent, à des niveaux inférieurs aux seuils de détection du système de surveillance en place.

Suite à ce rappel opéré, la porte-parole a estimé que l'apparition de ces nouveaux cas était à mettre sur le compte du vaste programme de dépistage systématique de l'ESB chez les bovins à risques de plus de trente mois mis en œuvre par les Etats membres depuis le début du mois de janvier, comme la législation communautaire le leur imposait. "C'est la preuve qu'il faut rester vigilants et que la législation communautaire anti-vache folle doit être intégralement respectée", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur la teneur de l'avis rendu par le Comité scientifique directeur de l'Union sur la pertinence des mesures bilatérales adoptées par certains Etats membres pour se prémunir contre l'extension de l'épidémie d'ESB (voir EUROPE d'hier p. 15 et du 12 janvier, p.12 ), au-delà des précautions imposées par la législation communautaire, la porte-parole a précisé que les conclusions de la Commission, élaborées sur la base de cet avis, étaient en cours de finalisation, et seraient rendues publiques cette semaine, au plus tôt ce mardi.

"Nous nous penchons sur les questions soulevées par le Conseil Agriculture du 4 décembre pour déterminer s'il convient d'allonger la liste des matériels à risques spécifiés (NDLR: abats animaux dans lesquels se concentre l'agent infectieux et, à ce titre, interdits d'utilisation dans la chaîne alimentaire animale et humaine), en déterminant, par exemple, si la rate doit en faire partie et s'il convient d'interdire les graisses animales". En d'autres termes, la Commission étudie attentivement l'avis du CSD pour déterminer si les mesures bilatérales doivent être levées ou, au contraire, intégrées dans la législation de l'Union, pour celles qui auront été jugées scientifiquement fondées.

Interrogée sur l'existence de risques de contamination par le lait, la porte-parole a été formelle: "d'après l'avis des experts scientifiques de l'Union, pour l'instant, le risque de transmission par le lait est exclu. Les travaux de recherche ne doivent pas être utilisés pour susciter des craintes chez les consommateurs", a-t-elle déclaré.

Concernant la mise en œuvre, les résultats et l'efficacité des programmes de dépistage dans les Etats membres, un premier débat général aura lieu mardi entre la Commission et les experts des Quinze réunis au sein du comité vétérinaire permanent (CVP). Le 15 janvier était en effet la date butoir fixée par la Commission aux Etats membres pour répondre au questionnaire qu'elle leur a adressé à ce sujet afin de lui permettre de se faire une idée et de dresser un premier bilan de la situation (voir EUROPE du 12 janvier, p.12 )

Mme Schreyer confirme la nécessité d'un budget rectificatif d'environ 970 millions d'euros
pour couvrir le coût des mesures supplémentaires

La commissaire au budget Michaele Schreyer a confirmé lundi à la radio Deutschland Radio Berlin que la Commission estimait à 970 millions d'euros le coût des mesures supplémentaires qui seront financées par l'UE pour lutter contre l'épidémie de vache folle. Ce chiffre, qui doit encore être affiné en fonction de la mise en œuvre de ces différentes mesures par les Etats membres, était déjà évoqué par la Commission début décembre (voir EUROPE du 7 décembre p.9). La Commission devrait formellement présenter cette proposition "dans les semaines qui viennent" par le biais d'un budget rectificatif supplémentaire.

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