Bruxelles,13/12/2000 (Agence Europe) - Nouvelles formes de gouvernance, Charte européenne de l'autonomie régionale, et éducation par les technologies de l'information sont parmi les principaux sujets à l'ordre du jour de la 36ème session du Comité des régions, qui se déroule ces mercredi 13 et jeudi 14 décembre à Bruxelles. Le Comité va aussi adopter des avis sur les régions ultrapériphériques (rapporteur Antoine Karam, du conseil régional de Guyane), le tourisme rural (Reinhold Bocklet, ministre d'Etat de Bavière pour les affaires européennes), le plan d'action de la Commission pour l'efficacité énergétique (Annette McNamara, du conseil du comté de Cork), les "actions innovatrices" de la Commission pour les régions dans la nouvelle économie (Sean O'Neachtain, du conseil du comté de Galway).
Le Comité accueillera jeudi matin la commissaire Viviane Reding qui assistera aux débats sur les avis concernant les politiques européennes de l'éducation et de la culture.
Le président Chabert estime que les résultats de Nice "ne rapprochent pas l'Europe de ses citoyens"
"Malgré les progrès en matière d'élargissement, le Traité de Nice ne répond pas aux espoirs du CdR; dans leur ensemble, les décisions prises ne rapprochent nullement l'Europe de ses citoyens", c'est ce que déclare le président du Comité des régions, Jos Chabert. Le président déplore le manque d'avancées suffisantes sur l'extension du vote à la majorité qualifiée ainsi que la complexité du nouveau système de majorité dans les votes du Conseil: "On ne peut malheureusement pas affirmer que l'Europe fonctionnera mieux après Nice, le nombre de sujets requérant l'unanimité reste trop élevé".
Le président du CdR se réjouit cependant de plusieurs points du nouveau Traité, notamment l'obligation pour les membres du Comité des régions de disposer d'un mandat électoral au niveau local ou régional, et l'augmentation du nombre des membres du Comité pour tenir compte de l'élargissement. Jos Chabert se félicite aussi qu'un engagement ait été pris pour que soient définies, lors de la Conférence intergouvernementale de 2004, les compétences des différents niveaux de gouvernement. "Il est temps que le citoyen sache exactement qui est responsable de quoi dans le processus décisionnel européen", ajoute-t-il.
Enfin, le Comité des régions insiste pour qu'à l'occasion de la CIG 2004 lui soient accordés le statut d'institution à part entière et l'accès à la Cour de Justice des Communautés européennes, en gardant comme objectif prioritaire le meilleur rapport du principe de subsidiarité.